France: Le Succès Cache Encore Bien Des Mystères
Sans constituer une garantie,
méditer augmente à coup sûr les chances de succès… D’autres facteurs
entrent en ligne de compte, à commencer par la chance. Le bon moment a
également son mot à dire.
Des modèles et des rêves
Lancer
son entreprise. Devenir champion olympique. Remporter une distinction
honorifique. Devenir célèbre. Réussir un concours. Qui n’a pas rêvé de
réussir dans
tel ou tel domaine de sa vie ? Même si nombre d’auteurs –
anglo-saxons pour une majorité – ont consacré des milliers d’ouvrages à
ce sujet, révélant des méthodes « infaillibles » pour réussir, le succès
garde une large part de mystère. On peut réussir à un moment de sa vie
et connaître l’échec à un autre. La carrière de Steve Jobs, souvent
citée en exemple, n’a pas été un long fleuve tranquille. Il a créé Apple
avec Steve Wozniak le 1er avril 1976 à Cupertino, mais fut écarté de
son entreprise en septembre 1985. Il crée alors la société Next, mais
sans connaître le succès tant espéré. C’est lors de son retour à la tête
d’Apple début 1997 que sa carrière prend un virage qui le mènera tout droit vers le succès. La vie est ainsi faite.
Réussir en France
Depuis
peu, de plus en plus de Français veulent réussir à lancer leur
entreprise. Ils échouent très souvent à la première tentative et se
posent la question : dois-je recommencer ? Pourquoi pas ? A condition de
surmonter le sentiment d’échec. Le concept américain des « Fuck Up
Nights » – rencontres au cours desquelles des entrepreneurs viennent
parler de leurs échecs – a traversé l’Atlantique et trouvé un certain
écho en France grâce à la blogueuse Delphine Pinon. Elle a réussi à se
faire un nom dans le monde des entrepreneurs grâce à ses analyses
lucides de ses échecs. Suivant ses traces pour rompre avec l’image
édulcorée de la success-story, de jeunes entrepreneurs français viennent
régulièrement à ses soirées afin de parler eux aussi de leurs échecs,
sans tabou et dans une ambiance festive[1].
Une manière de tordre le cou au tabou de l’échec qui paralyse tant la
société française et de clamer haut et fort qu’il suffit de rebondir et
de faire de l’échec un atout.
Fuck Up Nights
Accepter
l’échec fait partie du jeu pour progresser. Entre dédramatiser l’échec
et le banaliser, il faut trouver le juste milieu, surtout que l’échec
n’est pas un point de passage obligé. Elles ont également montré que
certaines « bonnes pratiques » pouvaient en diminuer la
probabilité. Exemple : valider au maximum son projet. Pour cela, il ne
faut pas hésiter à se faire par moment l’avocat du diable en prenant le
contre-pied de ses propres croyances afin d’explorer différentes
facettes du problème à traiter. Une telle démarche exige beaucoup de
flexibilité et surtout de ne pas être attaché de manière rigide à son
point de vue. Il ne faut pas hésiter non plus à écouter les avis des
autres, à favoriser la confrontation d’idées en ne s’entourant pas de
« béni oui oui » ou encore à faire le naïf. Si les ouvrages ne manquent
pas de bons conseils, le succès n’en garde pas moins une grande part de
son mystère.
La musique, un talent qui en entraîne un autre
Dans
cette quête aux « bons conseils », la musique semble tenir une place à
part. Nombre de personnes ayant réussi dans leur domaine ont pratiqué à
un moment donné la musique dans leur existence. Tout le monde a en tête
le cas du président Bill Clinton et son saxophone ou celui de Valérie
Giscard d’Estaing et son accordéon. Condoleezza Rice, secrétaire d’état
de George W. Bush, a suivi un cursus pour être pianiste de concert. Alan
Greenspan, ancien président de la FED, la réserve fédérale américaine,
jouait de la clarinette et du saxophone en tant que professionnel. Le
milliardaire Bruce Kovner, président du fond de couverture Caxton
Associates, a été pianiste après avoir suivi les cours de la Juilliard
School. Dans le secteur des nouvelles technologies, Paul Allen,
cofondateur de Microsoft a joué de la guitare. Larry Page, co-fondateur
de Google,
jouait du saxophone à l’école secondaire. Dans le domaine du cinéma,
Steven Spielberg et Woody Allen jouaient tous deux de la clarinette.
Hasard ? Pas vraiment. Plusieurs études ont noté une forte corrélation
entre la musique et la réussite scolaire. Une solide formation en
musique semble favoriser le succès dans d’autres domaines. Beaucoup de
bons élèves expliquent que la musique ouvre les voies de la pensée
créatrice et favorise l’esprit de collaboration, la concentration et la
capacité d’écoute. La musique développe le cerveau droit. Cette relation
entre réussite et musique montre que le succès vient de l’intérieur.
Pensez aux pauses !
Dans
cette perspective, la prise de recul apparaît aussi comme un autre
facteur favorable. L’entrepreneur dans la restauration « slow food »
Erik Oberholtzer, basé à Los Angeles, décide de faire une pause en 2012
afin de passer 3 semaines dans les Himalayas. Laissant mobile et e-mail
derrière lui, ce quadra pouvait se consacrer entièrement à ce trek. « Dans un monde où nous sommes tellement hypnotisés par le tout numérique, il est bon de mettre simplement un pied devant l’autre »
expliquait-t-il dans une interview au Wall Street Journal. La dernière
fois qu’il s’était senti stressé à ce point, c’est lors de sa deuxième
année d’études à la Drexel University à Philadelphie. C’est alors qu’un
ami lui conseille d’apprendre la méditation transcendantale. Depuis, il
médite chaque jour. C’est même la première chose qu’il fait après s’être
brossé les dents. Il attribue son succès à cette capacité de recul que
lui apporte la méditation. Il a créé une chaîne de treize restaurants en
Californie.
« Réinventer la
réussite : le secret qui a changé sa vie » ! C’est sous ce titre que le
Huffington Post publiait un article consacré à l’acteur australien Hugh
Jackman, interprète d’un personnage du monde des X-Men. Il a joué ce
personnage pendant plus de treize ans. Son travail d’acteur nécessitait
des entraînements intenses et éprouvants qu’imaginent sans mal ceux qui
ont vu cette série. Son secret : la méditation transcendantale. Elle a
«changé sa vie» et lui a appris à mieux connaître son corps. Il fait
face aux contraintes de son métier depuis plus de dix ans grâce à cette
pratique. Pendant qu’il médite, il lâche prise. Dans une interview sur
la chaîne d’Oprah Winfrey, Hugh Jackman précise que rien ne lui a jamais
autant ouvert les yeux que la méditation transcendantale : « Cela me
rend calme et heureux et cela apporte un peu de paix et de silence à ma
vie plutôt chaotique! » Ces cas deviennent monnaie courante. Ray Dalio,
fondateur du plus important Hedge Fund au monde a également réussi grâce
à la pratique de la méditation.
Dans
toutes les civilisations, les lois du succès ont hanté l’humanité
depuis la nuit des temps. Dans la tradition védique, de laquelle est
issue la méditation transcendantale, les lois du succès sont expliquées
dans l’Atharva Véda[2]. Ce texte considère qu’un homme faible ne peut pas atteindre le succès dans sa vie. Autre texte védique majeur, le Yajur Véda[3] précise
pour sa part qu’un corps sain et qu’un esprit sain sont nécessaires
pour atteindre le succès. Pour l’essentiel, le chemin qui mène au succès
consiste simplement à être en accord avec les lois de la nature.
Méditer matin et soir permet de vivifier ce lien profond avec la nature.
Grâce à cette pratique, des qualités essentielles à la réussite se
développent sans effort : sentiment de gratitude envers la nature,
respect d’autrui, positivité, prise de bonnes décisions et acceptation
de ce que nous sommes. La méditation développe le sens de notre
responsabilité dans chaque situation que nous vivons. Elle conduit à ne
blâmer personne de nos échecs et développe la prise de conscience que
derrière chaque problème se cache une opportunité pour avancer sur la
voie du succès. La méditation apporte enfin le détachement nécessaire
pour ne plus ressentir le besoin de défendre son point de vue et ainsi
rester ouvert à tous les points de vue. Elle conduit à réaliser tous les
désirs de réussite sans effort, car c’est ainsi que la nature
fonctionne, sans effort et en toute simplicité.
Par qui exerce actuellement une activité de consultant pour la société SelfCompetence basée à Luxembourg.
[1] Lire a ce sujet les articles publiés sur le site du Figaro.
[2] L’Atharva Véda est l’un des quatre grands textes du Véda avec le Rig
Véda, le Sama Véda et le Yajur Véda.
[3] Le Yajur Véda est l’un des quatre grands textes du Véda avec le Rig
Véda, le Sama Véda et l’Atharva Véda.
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