Cameroun : En 2025, le taux d’inflation s’établit à 3,4 %, poursuivant une tendance à la baisse amorcée après les niveaux élevés enregistrés en 2024 (4,5 %) et 2023 (7,4 %).
(INS) En 2025, le taux d’inflation s’établit à 3,4 %, poursuivant une tendance à la baisse amorcée après les niveaux élevés enregistrés en 2024 (4,5 %) et 2023 (7,4 %). Cette évolution traduit un ralentissement progressif de la hausse des prix, même si l’inflation reste légèrement supérieure au seuil communautaire de 3 % fixé par la CEMAC. Les produits alimentaires demeurent le principal facteur de cette inflation, avec une augmentation annuelle de 7,0 %.
En décembre 2025, les prix à la consommation ont reculé de 0,1 % par rapport au mois de novembre, après une hausse de 0,5 % observée le mois précédent. Cette baisse s’explique principalement par la diminution de 0,8 % des prix des produits alimentaires, qui enregistrent ainsi leur première baisse mensuelle depuis janvier 2025. Cette évolution suggère un allègement des tensions sur l’approvisionnement alimentaire en fin d’année, probablement lié à une meilleure disponibilité des produits sur les marchés et à un retour progressif à une situation plus stable après les perturbations logistiques observées précédemment.
Sur un an, l’inflation s’établit à 2,5 % en décembre 2025, contre 3,3 % en novembre 2025 et 5,0 % en décembre 2024. Après la hausse temporaire constatée en novembre, l’inflation annuelle retrouve ainsi une trajectoire baissière, tout en restant nettement inférieure à son niveau de l’année précédente.
Sur l’ensemble de l’année 2025, l’inflation atteint 3,4 %, dépassant légèrement le seuil communautaire. Entre 2022 et 2025, l’inflation cumulée s’élève à 23,3 %, reflétant l’impact de la forte hausse des prix observée depuis 2022. Cette période a été marquée principalement par la hausse importante des prix des produits alimentaires (+41,8 %) et des coûts de transport (+35,8 %). À titre de comparaison, l’inflation cumulée sur la période 2013–2021 n’était que de 17,5 %, ce qui met en évidence le caractère exceptionnel de l’épisode inflationniste récent.
L’évolution des prix varie sensiblement selon les régions. Le taux d’inflation le plus faible est observé à Maroua (2,2 %), tandis que les niveaux les plus élevés sont enregistrés à Ngaoundéré et Bamenda (4,5 %). Des hausses relativement modérées sont constatées à Bertoua (2,4 %) et Garoua (2,7 %). À l’inverse, des augmentations plus marquées concernent Bafoussam (4,1 %), Yaoundé (3,7 %), Buea (3,7 %), Douala (3,2 %) et Ebolowa (3,3 %). Ces différences s’expliquent principalement par les coûts de transport, la disponibilité variable des produits locaux, les circuits d’approvisionnement propres à chaque zone, ainsi que par la persistance de difficultés logistiques dans certaines régions.
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