5.23.2014

W Project : un tour du monde à la rencontre des entrepreneurs français

Par Valérie Talmon, journaliste, business.lesechos.fr, 23-05-2014

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Le W Project saison 2, c’est parti ! Pendant un an, deux équipes de baroudeurs partent à la découverte d’entrepreneurs français installés à l’étranger. Rencontre avec la première équipe.
Créé par Brice de Matharel et Thomas Nanterme, le W Project est un tour du monde des entrepreneurs français de l'étranger. Entre mars 2013 et mars 2014, tout au long des 13 pays visités et 60 entrepreneurs interviewés, ils ont partagé leur expérience en vidéo via leur site internet wproject.fr.

Cette année, deux équipes prennent le relai en se concentrant chacune sur une thématique d'actualité : l'économie créative pour la première et l'économie sociale et solidaire pour la seconde. Rencontre avec la première équipe, dédiée à l'économie créative.

 -Qui compose l'équipe ? Qu'est-ce que l'économie créative ? 
Louisa, Edgar et Johann : Notre équipe, qui s'intéresse donc à l'économie créative, est composée d'Edgar Roussille, jeune diplômé d'Audencia Nantes en marketing, design et création, 23 ans, Johann Roussillon, publicitaire dans une grande agence française, 24 ans, et Louisa Mesnard, étudiante en master web marketing à l'ESSCA, 22 ans. Nous sommes tous trois passionnés par l'entrepreneuriat, l'innovation, la créativité... et le voyage !
L'économie créative ? En bref cela regroupe toutes les activités qui placent l'imagination et la créativité au cœur de leur valeur ajoutée : architecture, arts, cinéma, musique, design, médias, publicité, mode, édition, artisanat, jeux-vidéos, etc.
 -Quels sont vos objectifs durant ce tour du monde ?
Les objectifs pendant ce tour du monde sont multiples : grâce au partage d'expérience des entrepreneurs que nous rencontrons, nous souhaitons montrer que la diaspora entrepreneuriale française existe, est dynamique et qu'ils constituent autant de véritables ambassadeurs de la France à l'étranger. En racontant leurs histoires aux " wannabes entrepreneurs" encore en France, via notre site web, nous voulons démystifier l'expatriation entrepreneuriale (qui est d'ailleurs très rarement la raison de l'expatriation des personnes que nous rencontrons !). A titre personnel nous voulons nous aussi nous lancer dans l'aventure entrepreneuriale, à plus ou moins long terme, faisant du W Project une opportunité incroyable de rencontres et génération d'idées ! Sorte de voyage initiatique, comme Brice - co-fondateur du projet - aime à l'appeler.
 -Quels pays allez-vous parcourir ? Quelle est votre feuille de route ?
Après avoir passé un peu plus de 5 semaines dans les pays scandinaves (Danemark & Suède) puis un mois dans le sud de l'Inde, nous venons de poser nos valises à Ho Chi Minh, au Vietnam, pour quelques semaines. Nous continuerons notre aventure en Corée du Sud, Japon, Australie, Nouvelle-Zélande, Etats-Unis (San Francisco et New York), Canada, Mexique, Chili, Brésil et Israël. Retour prévu le 22 février 2015 !
Périple W Project 2
-Vous êtes en route depuis quelques semaines. Quelles sont vos premières impressions ? Qu'est-ce qui vous a marqué dans les pays ou chez les entrepreneurs rencontrés ?
Première réalité : aucun entrepreneur français rencontré n'est venu pour fuir la France. Au Danemark ou en Suède la plupart y ont suivi leur conjoint(e), par exemple. Ils découvrent alors un pays géographiquement proche de la France mais relativement éloigné en terme de culture. S'ils nous ont tous dit être arrivés là bas par amour et surtout pas pour le climat, tous restent pour la qualité de vie que ces pays peuvent offrir.
En Inde, au milieu des contrastes permanents, les Français que nous avons rencontrés sont tous amoureux... du pays. Comme nous l'a expliqué Matthieu Lefort, directeur Ubifrance à Bombay, la plupart sont venus ici pour un séjour de quelques semaines ou quelques mois et, voulant revenir sur le long terme, décident de créer leur société en Inde.
Sur ces trois premiers pays, beaucoup d'entrepreneur(e)s nous ont donné l'impression que c'est un véritable atout d'être Français à l'étranger. Grâce à la créativité française et la French touch notamment – que ce soit Sophie et ses cannelés à Stockholm (Sophie's canelés), Thomas Fleurquin et son festival " Distortion" à Copenhague, Caroline Joifre et sa lingerie à New Delhi ou encore Pierre Labail avec les crêperies Suzette à Bombay.
Chaque pays a bien évidemment ses spécificités concernant l'entrepreneuriat. La Suède, avec son pouvoir d'achat très élevé et sa population avide de tendances, est un excellent marché pour tester un produit ou un service. L'Inde, par exemple, est un pays d'innombrables opportunités mais c'est un marché de masse et de bas prix dans lequel il faut venir préparé et surtout... être patient !

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