« C'est autant qu'Euro Disney » : l'Arabie saoudite prête à investir 6 milliards d'euros dans un parc Dragon Ball dans le Val-d'Oise

 


(Les Echos) Ce projet, porté par le fonds souverain saoudien PIF, devrait créer 22.000 emplois directs et dynamiser l'économie locale. Riyad cherche à diversifier ses investissements à l'étranger.

L'homme fort de l'Arabie saoudite et prince héritier du royaume, Mohammed Ben Salmane, était à Paris lundi, et la France attend beaucoup, tant sur le plan diplomatique qu'économique, de ce déplacement de la part d'un homme qui voyage très peu.

Les souhaits de l'Elysée ont été exaucés puisqu'un accord a été signé avec Qiddiya Investment, une filiale du fonds souverain saoudien PIF, pour créer trois parcs à thème sur le même lieu, dans le Val-d'Oise, près de Cergy, dont au moins un sera consacré à l'univers des mangas et de Dragon Ball Z.

Un projet colossal et une « passion commune »

Le projet est colossal puisque les Saoudiens ont prévu d'investir 6 milliards d'euros, qui devraient permettre de créer 22.000 emplois directs. « C'est autant qu'Euro Disney », précise-t-on à l'Elysée. Ce projet « est né d'une discussion entre le président de la République et le prince héritier en décembre 2024 » à Ryad, lorsqu'ils ont découvert leur « passion commune » pour les mangas « et notamment Dragon Ball Z », ajoute l'Elysée.

Des logements seront construits pour les salariés mais aussi pour la population locale, ainsi que des hôtels pour accueillir les visiteurs. Bref, tout cela doit permettre de dynamiser l'économie locale. « La France est le premier pays touristique au monde et nous avons besoin de ces emplois, de ces investissements », a insisté Valérie Pécresse, la présidente de la région Ile-de-France ce lundi.

Croissance saoudienne en berne

Du côté saoudien, l'idée est de diversifier le portefeuille d'actifs et d'investissements à l'étranger. Car la guerre américaine contre l'Iran dure et elle met à mal la croissance des pays du golfe Persique, dont celle de l'Arabie saoudite. Le PIB du pays a reculé de 4,8 % au deuxième trimestre 2026 en raison des difficultés à exporter du secteur pétrolier, même si le royaume réussit à écouler 70 % de son pétrole via le port de Yanbu sur la mer Rouge, qui lui permet de contourner le détroit d'Ormuz. Lire la suite ICI

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