Cameroun-Japon : après plus de 367 milliards de FCFA investis, la Jica prépare une nouvelle phase de coopération

 


Vingt ans après son implantation au Cameroun, l’Agence japonaise de coopération internationale (Jica) s’apprête à ouvrir un nouveau chapitre de son partenariat avec le pays. Les échanges tenus début août entre le ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire, Alamine Ousmane Mey, et le premier vice-président de la Jica, Ando Naoki, ont permis d’esquisser les contours d’une coopération appelée à s’étendre à de nouveaux domaines. Cette réflexion intervient alors que les interventions cumulées de l’agence japonaise au Cameroun sont estimées à 646,56 millions de dollars, soit plus de 367 milliards de FCFA.

Les discussions ont porté sur plusieurs secteurs considérés comme déterminants pour la transformation économique du pays : l’agriculture, la pêche, l’éducation, les infrastructures, l’environnement, le développement des compétences et l’amélioration de la compétitivité des entreprises. Autant de priorités qui s’inscrivent dans les objectifs de la Stratégie nationale de développement 2020-2030 (SND30), laquelle ambitionne d'accélérer l’industrialisation et la création de valeur au Cameroun.

Cette volonté de consolidation repose sur un partenariat déjà bien ancré. Depuis l’ouverture de son bureau à Yaoundé en 2006, la Jica a soutenu de nombreux projets dans des secteurs essentiels. Dans le domaine éducatif, plus de 120 établissements scolaires et 1500 salles de classe ont été construits à travers le pays, selon les données du ministère de l’Economie. L’agriculture a également bénéficié d’un accompagnement important, notamment à travers le Projet de développement de la riziculture (Proderip), qui a permis de former près de 36 000 producteurs, apprend-on.

Le secteur privé figure lui aussi parmi les bénéficiaires de cet appui. Environ 1500 entreprises et organisations ont été accompagnées grâce à l’approche japonaise Kaizen, fondée sur l’amélioration continue des processus de production et de gestion. Cette méthode est aujourd’hui présentée comme un levier de performance pour les entreprises locales. L’action de la coopération japonaise s’est également traduite par des investissements dans les infrastructures. Parmi les réalisations mises en avant par les autorités figurent le cofinancement des routes Batchenga-Lena et Mintom-Lélé, ainsi que le Projet de renforcement et d’extension des réseaux de transport et de distribution d’électricité (Prereted), destiné à améliorer l’accès à l’énergie.

Au-delà de ces acquis, Yaoundé souhaite désormais orienter davantage cette collaboration vers les enjeux émergents. Lire la suite ICI

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