Minerais critiques : Washington veut mettre l’IA au service de sa stratégie en Afrique

 


Face à la domination chinoise sur les chaînes d’approvisionnement en minerais critiques, les États-Unis sont appelés à miser sur leur avance en intelligence artificielle pour nouer de nouveaux partenariats avec les pays africains. C’est la principale recommandation d’un rapport de l’Atlantic Council, qui voit dans l’IA un levier stratégique capable de transformer durablement le secteur minier du continent. 

L’intelligence artificielle est appelée à devenir un nouvel outil d’influence dans la compétition mondiale pour les minerais critiques africains. C’est l’une des principales conclusions d’un rapport publié par l’Atlantic Council, qui estime que les  technologies d’IA, associées aux mégadonnées et à la numérisation, peuvent redessiner les équilibres géopolitiques autour des ressources indispensables aux transitions énergétique, numérique et industrielle.

Selon le think tank américain, l’Afrique se trouve aujourd’hui au cœur d’une compétition internationale croissante en raison de ses immenses ressources minérales. Le continent abriterait près de 30 % des réserves mondiales de minerais critiques, mais demeure pénalisé par des cartes géologiques souvent héritées de l’époque coloniale, des infrastructures insuffisantes et une faible capacité de transformation locale.

Le rapport relève que cette situation a largement favorisé l’émergence de chaînes d’approvisionnement dominées par la Chine, qui a progressivement consolidé sa position dans l’extraction, mais surtout dans le raffinage de nombreux minerais stratégiques. 

Une stratégie américaine fondée sur le « smart mining »

Face à ce constat, les auteurs invitent Washington à exploiter son avance dans les technologies d’intelligence artificielle, de cartographie numérique et d’analyse des données afin de développer avec les États africains des partenariats autour du « smart mining ».

Cette approche consiste à intégrer l’IA à l’ensemble de la chaîne de valeur minière, depuis l’exploration des gisements jusqu’au traitement des minerais, en passant par l’automatisation des opérations, la maintenance prédictive, la traçabilité des matières premières et l’aide à la décision publique.

Selon le rapport, une telle  stratégie servirait à la fois les intérêts de sécurité économique des États-Unis et les objectifs de développement des pays africains, en leur permettant de mieux valoriser leurs ressources naturelles et d’attirer davantage d’investissements. Les auteurs plaident ainsi pour une approche intégrée, plutôt que pour des politiques séparant les investissements miniers des technologies numériques.

Le document souligne également que les outils d’intelligence artificielle peuvent accélérer la découverte de nouveaux gisements, réduire les délais de forage, améliorer les performances des exploitations minières et renforcer la résilience des chaînes d’approvisionnement. Lire la suite ICI

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