BEAC : la demande de liquidité des banques frôle 700 milliards FCFA trois semaines après la baisse des taux directeurs
(Investir au Cameroun) - L’appétit des banques pour le refinancement de la BEAC, l’institut d’émission des six pays de la Cemac - Cameroun, Congo, Gabon, Guinée équatoriale, Tchad et RCA – a de nouveau progressé au cours de l’opération d’injection de liquidité dans le circuit bancaire de la Cemac, organisée le 22 juillet 2026 par la banque centrale.
En effet, après avoir atteint 535,5 milliards de FCFA le 14 juillet, la demande de liquidité exprimée par les banques commerciales opérant dans la Cemac est ressortie à 680 milliards de FCFA le 22 juillet dernier, établissant un record sur plusieurs mois, selon les données de la BEAC.
Ce regain d’intérêt des banques pour la liquidité de la BEAC intervient après la décision du Comité de politique monétaire (CPM) de baisser ses deux principaux taux directeurs, à partir du 29 juin 2026. Ainsi, le taux d’intérêt des appels d’offres (TIAO), qui est le taux auquel les banques commerciales mobilisent les financements auprès de la banque centrale, a été ramené de 4,75% à 4,50%.
Dans le même temps, le taux de la facilité de prêt marginal, qui est la rémunération des financements obtenus par les banques commerciales auprès de la BEAC pour une période de 24 heures, a également été revu à la baisse, passant de 6,25% à 5,75% depuis le 29 juin 2026.
Un dynamisme pouvant bénéficier aux titres publics
Selon la BEAC, cet assouplissement des conditions de refinancement des banques commerciales vise à améliorer le financement des économies de la sous-région. En théorie, une diminution du coût du refinancement devrait favoriser la baisse des taux d’intérêts pratiqués par les banques.
Mais, seules les prochaines données sur les taux débiteurs, les volumes de nouveaux crédits et leur répartition entre secteur public et secteur privé permettront de déterminer si le regain de la demande de liquidité auprès de la BEAC, consécutif à la baisse des taux directeurs, se traduit effectivement par un financement plus accru de l’activité économique. Lire la suite ICI
Commentaires
Enregistrer un commentaire