TRANSFORMATION AGROALIMENTAIRE : LE CAMEROUN LANCE LE PACTE AGRI-CONNECT, AVEC UN OBJECTIF DE MOBILISATION DE 1 100 MILLIARDS DE FCFA
La cérémonie de lancement du Pacte Agri-Connect s’est déroulée sous la coprésidence du ministre de l’Élevage, des Pêches et des Industries animales, Dr TAÏGA, du ministre de l’Agriculture et du Développement rural (MINADER), Gabriel MBAIROBE, et du ministre délégué auprès du ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire , Paul TASONG. Cette initiative vise à accélérer la transformation de huit chaînes de valeur stratégiques à l’horizon 2030.
Le Cameroun engage une nouvelle étape dans la transformation de son secteur agroalimentaire avec le lancement du Pacte Agri-Connect, une initiative du Groupe de la Banque mondiale destinée à soutenir les petits exploitants, à stimuler les investissements publics et privés et à renforcer la sécurité alimentaire. Le ministre de l’Élevage, des Pêches et des Industries animales, Dr TAÏGA, a pris part à la cérémonie de lancement aux côtés du ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Gabriel MBAIROBE, et du ministre délégué auprès du ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire, Paul TASONG. Des partenaires techniques et financiers, notamment la Banque mondiale et le Fonds international de développement agricole (FIDA), ainsi que des représentants du secteur privé, dont le Groupement des entreprises du Cameroun (GECAM), étaient également présents.
Couvrant la période 2026-2030, le Pacte Agri-Connect prévoit des interventions ciblées dans huit chaînes de valeur : le cacao, le riz, le manioc, l’huile de palme, le soja, le lait, l’aquaculture et la pêche. Les besoins de financement sont estimés à 1 119,9 milliards de FCFA, dont la mobilisation doit permettre de soutenir les investissements nécessaires au développement de ces filières.
L’initiative ambitionne d’accroître la production nationale, de renforcer les capacités de transformation locale et de réduire la dépendance du pays aux importations alimentaires. Elle entend également favoriser la création d’emplois, améliorer les revenus des producteurs et encourager l’émergence d’entreprises nationales
compétitives.
8 chaînes de valeur pour accélérer la production et la transformation locales
Le choix des huit filières repose sur leur importance pour l’approvisionnement du marché national et leur potentiel de développement. Dans la cacaoculture, l’enjeu est notamment de renforcer la transformation locale et d’accroître la valeur ajoutée générée par la production nationale. Pour le riz et le maïs, le développement des capacités de production et de transformation doit contribuer à mieux répondre à la demande intérieure. Le manioc offre, quant à lui, des possibilités de diversification des produits transformés et de valorisation des productions locales.
Les filières de l’huile de palme et du soja constituent également des leviers importants pour développer la production nationale et réduire les besoins d’approvisionnement extérieur. Leur essor passe notamment par l’amélioration de la productivité, le renforcement des capacités de transformation et une meilleure structuration des circuits de commercialisation.
Dans les filières animales et halieutiques, le développement de la production laitière, de l’aquaculture et de la pêche doit contribuer à améliorer la disponibilité des protéines animales et à réduire les déficits d’approvisionnement. Les priorités concernent notamment l’amélioration des systèmes de production, l’accès aux intrants et aux équipements, le renforcement des infrastructures de conservation et la valorisation des produits sur les marchés.
À travers ces huit chaînes de valeur, le Pacte Agri-Connect entend ainsi agir sur l’ensemble du processus agroalimentaire, de la production à la commercialisation, en passant par la transformation, le stockage et le transport. L’objectif est de mieux valoriser les ressources nationales, de créer des opportunités économiques pour les producteurs et les entreprises et de renforcer la compétitivité des produits camerounais.
Pour atteindre ces ambitions, l’initiative repose sur trois piliers complémentaires : le renforcement des infrastructures et des capacités humaines et techniques du secteur agropastoral, les réformes institutionnelles et réglementaires destinées à améliorer la compétitivité et le climat des affaires, ainsi que le renforcement de l’écosystème financier par la mobilisation des financements publics et privés, l’implication des banques et le développement des partenariats. Lire la suite ICI

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