Financements climatiques : le Feicom s'allie à l'Onacc pour mieux préparer les projets communaux

 


Le Fonds spécial d'équipement et d'intervention intercommunale (Feicom) veut intégrer davantage les données climatiques dans la préparation des investissements des communes camerounaises. Le 19 octobre 2026 à Yaoundé, son directeur général, Philippe Camille Akoa, a signé avec le Pr Joseph Armathé Amougou, directeur général de l'Observatoire national sur les changements climatiques (Onacc), une convention-cadre de partenariat d'une durée de trois ans. L'accord prévoit notamment des études conjointes sur les risques climatiques et un appui aux collectivités territoriales décentralisées (CTD) pour élaborer des projets susceptibles d'obtenir des financements dédiés au climat.

Cette coopération porte sur le partage des données et des connaissances, la réalisation d'études sur les vulnérabilités des territoires, le renforcement des capacités des responsables locaux et la recherche de financements. L'Onacc doit apporter son expertise scientifique, notamment pour mieux prendre en compte les risques d'inondation, de sécheresse ou de dégradation des sols dans la conception des infrastructures et des autres investissements communaux.

Selon Philippe Camille Akoa, le partenariat permettra notamment « le montage de projets éligibles aux financements climatiques ». Il doit aussi aider les collectivités à intégrer les contraintes climatiques dans leur planification et leur budgétisation. La communication publiée par le Feicom ne précise toutefois ni le coût de cette coopération ni le montant des ressources supplémentaires qui pourraient être mobilisées.

Plus de 16 milliards de FCFA de projets déjà approuvés

Le partenariat intervient alors que le Feicom déploie son Guichet climat, un mécanisme de financement des projets communaux d'adaptation aux changements climatiques et de préservation de l'environnement, créé à la suite d'une décision de son conseil d'administration du 1er novembre 2024.

Le 24 juillet 2025, le Feicom avait validé une première enveloppe de 5,98 milliards de FCFA pour 56 communes. Elle concernait 33 projets de résilience aux inondations et 23 opérations de reboisement et de restauration des écosystèmes.

Le 27 août 2026, son Comité des concours financiers en faveur des communes a approuvé 10,11 milliards de FCFA supplémentaires pour 79 projets répartis dans les dix régions du pays. Les interventions retenues portent sur les forêts et la biodiversité, le mix énergétique, la gestion des déchets, ainsi que les infrastructures, l'eau et l'assainissement.

Les deux vagues représentent ainsi 16,09 milliards de FCFA de financements approuvés pour 135 projets. Ce cumul ne correspond pas nécessairement à 135 communes distinctes, certaines collectivités pouvant avoir bénéficié des deux opérations. Il ne renseigne pas non plus sur le montant effectivement décaissé.

Plusieurs projets ont atteint le stade de la passation des marchés. En août 2026, la commune de Waza, dans l'Extrême-Nord, a lancé une consultation de 150 millions de FCFA pour le reboisement de dix hectares de terres dégradées. À Kousseri, un autre marché, d'un montant prévisionnel de 58 millions de FCFA, concerne le reboisement et la restauration de périmètres dégradés. Lire la suite ICI

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