12e session du Cameroon Business Forum (CBF):Analyse des résolutions stratégiques pour les entrepreneurs, les investisseurs privés et les forces économiques de la diaspora.


Clôturée le 23 octobre 2026 à Douala sous la présidence du Premier ministre, la 12e session du Cameroon Business Forum (CBF) a scellé un nouveau pacte d’action entre l'État et le secteur privé. Centré sur la transformation productive et l’intégration sous-régionale, ce rendez-vous institutionnel majeur a débouché sur des réformes phares en matière de dématérialisation, d’allègement fiscal et de sécurité juridique. Analyse des résolutions stratégiques pour les entrepreneurs, les investisseurs privés et les forces économiques de la diaspora.

 Douala, le 23 octobre 2026 – La capitale économique camerounaise a abrité les travaux de la 12e session du Cameroon Business Forum (CBF), plateforme par excellence du dialogue de haut niveau entre le Gouvernement et le secteur privé. Présidée par le Chef du Gouvernement, cette édition s’est articulée autour d’un impératif stratégique : stimuler la transformation productive nationale pour maximiser l'insertion du Cameroun dans l’espace ZLECAf.

Au terme de concertations intenses menées conjointement avec le patronat (GECAM), les pouvoirs publics ont adopté une feuille de route pragmatique. Ce programme de réformes vise à lever les goulots d'étranglement qui pèsent sur la compétitivité des entreprises et l'attractivité du territoire.
L'APME au cœur du dispositif de modernisation
Dans cette dynamique de refondation, l’Agence de Promotion des Petites et Moyennes Entreprises (APME) s’est positionnée comme l'opérateur technique central des réformes. Le forum a réaffirmé le mandat de l'Agence visant à structurer, mettre aux normes et densifier le tissu des PME locales, garantissant leur capacité à soutenir la concurrence sur le marché continental standardisé.
Un cadre opérationnel assaini pour les entrepreneurs
Le CBF 2026 a acté des mesures directes visant la fluidification de l'activité économique :
  • Dématérialisation et simplification administrative : Le forum a formalisé la suppression irrévocable de l’exigence des documents physiques dès lors que les versions électroniques sont disponibles au niveau de l’administration douanière et du Guichet Unique du Commerce Extérieur (GUCE).
  • Facilitation des échanges transfrontaliers : L’allègement des procédures douanières et l’application rigoureuse des règles d'origine de la ZLECAf permettront aux opérateurs locaux de sécuriser leurs flux d'exportation.
Des garanties structurelles pour les investisseurs privés
Afin de restaurer la confiance des marchés et de stimuler l'apport de capitaux à long terme, le Gouvernement s'engage sur deux leviers critiques :
  • Ajustements fiscaux : Les résolutions prévoient le réexamen du mécanisme du minimum de perception de l'impôt sur les bénéfices, parallèlement à une étude sectorielle visant la baisse de l’impôt sur les sociétés (IS) pour encourager l'investissement productif.
  • Sécurisation juridique des transactions : Le ministère de la Justice s'est vu confier l'obligation de publier périodiquement l'intégralité des décisions de justice rendues en matière commerciale, garantissant ainsi la prévisibilité du droit des affaires.
  • Régulation des marchés : Les contrôles anti-dumping seront intensifiés et le fichier national des importateurs/exportateurs sera consolidé pour assainir l'environnement concurrentiel.
Un écosystème d'opportunités pour la diaspora
Les conclusions de cette 12e session ouvrent des perspectives concrètes pour l'épargne et l'expertise de la diaspora camerounaise :
  • Mécanismes de financement et d'incubation : Le déploiement programmé de nouveaux instruments financiers, de fonds de garantie et de plateformes d’incubation permettra de sécuriser les projets d'investissement de la diaspora.
  • Inclusion et innovation : Des lignes de crédit spécifiques seront fléchées vers le capital-risque et le soutien aux start-ups technologiques ou industrielles, notamment celles portées par les jeunes et les femmes.
Vers un mécanisme rigoureux de suivi-évaluation
Conscient de l'impératif de matérialisation des engagements pris, le comité de suivi du CBF s'est vu doter d'un calendrier d'exécution strict et de critères d'évaluation précis. Pour le secteur privé, les investisseurs institutionnels et la diaspora, la 12e session du Cameroon Business Forum fixe un cap clair : celui d'un partenariat public-privé renouvelé, orienté vers la performance et l'émergence industrielle

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