Start-up : 11 jeunes entrepreneurs africains « incubés » à Prague
Séjour de découverte des différents atouts d’une République tchèque qui souhaite développer ses échanges avec l’Afrique et y renforcer sa présence en s’appuyant sur ses jeunes leaders, « Cool Czechia », organisé par le ministère des Affaires étrangères, se tient à Prague du 17 au 22 octobre. Parmi les onze invités en provenance de dix pays de cette 4e édition orientée notamment sur les innovations et le développement technologique, trois francophones que RPI a rencontrés.
« Je m’appelle Hapsa Dia, suis mauritanienne et fondatrice de Nouakchott Innovation Lab (NIL), qui est une plateforme d’accélération d’écosystème en Mauritanie. Nous organisons donc des événements autour de l’innovation et de la tech, mais également des hackathons pour dénicher des fondateurs, des futurs fondateurs, afin de les intégrer dans un programme d’accélération pour qu’ils puissent, à la suite de ça, accéder à un capital pour se lancer en Mauritanie. »
« Je m’appelle Dior Fall Gueye et suis entrepreneuse sénégalaise, cofondatrice de KAAY JOB, une structure qui est dans l’accompagnement des entrepreneurs à travers le coworking, l’incubation, la communication. Notre mission aujourd’hui est d'aider les entrepreneurs et les porteurs de projets à passer de l’étape d’idée à une entreprise solide. »
« Quant à moi, je suis Mehdi Chakroun et viens de Tunisie. Je suis le fondateur et le CEO de Kenaz Advisory, une ferme de consulting qui est basée sur la stratégie, le conseil stratégique pour les entreprises. C’est un entreprise qui est axée sur le développement business et les projets de coopération entre la Tunisie et les pays qui veulent investir. »
HD : « On vient lors de la Startup Week organisée par (l’gence pour la promotion de l’entrepreneuriat et des investissements) CzechInvest. Cette édition de Cool Czechia est davantage orientée sur le business, l’écosystème, les start-up, et cela se retrouve sur tous les profils présents, puisque nous sommes onze participants de dix pays africains différents, mais tous avec le même intérêt pour ces activités, l’incubation, l’accélération... Le business ! »
MC : « En fait, cette édition est plus orientée vers des axes concrets et réels de business et, effectivement, l’objectif de notre présence ici est d’avoir les bons contacts pour pouvoir développer des synergies, des partenariats ou des projets de concrétisation, et pour les start-up aussi un ‘push’ de la part de la partie tchèque pour parvenir à établir des relations basées sur le développement de leur activité en Afrique ou, peut-être, ici-même en Tchéquie. »
Bien que vous soyez tous originaires de pays, de régions et d’horizons différents, diriez-vous que vous avez quelque chose en commun lorsque vous vous retrouvez comme à Prague cette semaine? Vu de Prague, l’idée est certes de coopérer davantage avec l’Afrique, mais celle-ci est un vaste continent avec des cultures, des langues et des histoires très diverses. Malgré ces différences, ou au-delà de cette diversité, quel regard portez-vous sur cet aspect en tant que jeunes Africains ?
HD : « Déjà, nous sommes tous des acteurs vraiment très impliqués dans nos écosystèmes respectifs, avec aussi une vision de l’Afrique qui se construit de l’intérieur, et qui travaille avec des partenaires externes dans un type de partenariat où tout le monde a quelque chose à gagner. Nous nous efforçons de voir loin, bien au-delà du day-to-day en tout cas, de planifier en cherchant constamment à répondre à la question de savoir ce que l’on veut faire aujourd’hui pour contribuer à cette Afrique que nous avons envie de construire, pour nous-mêmes et les générations à venir. »
MC : « Oui, il y a un véritable intérêt commun. En tant qu’advisor pour les compagnies en Tunisie et à l’international, je ressens cette volonté de la partie tchèque d’investir en Afrique. Ce besoin est clairement exprimé, à travers par exemple notre présence en Tchéquie et d’où l’organisation de cette semaine. Cette volonté est la même du côté africain, parce que nous avons besoin d’un savoir nouveau, de renforcer nos acquis et notre expertise, de moderniser les technologies et les pratiques. Cela fait désormais cinq ans que je fais un focus sur le développement de la santé, et je constate tout cela très clairement. » Lire la suite ICI

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