Burundi : Bujumbura explore avec Séoul un appui à son identité numérique
Le Burundi a déjà engagé, avec l’appui de la Banque mondiale, des travaux sur l’identité numérique et l’interconnexion des administrations. La recherche de nouveaux partenaires intervient alors que le pays doit encore structurer les infrastructures nécessaires à des services publics numériques intégrés.
Pour dématérialiser davantage les services publics, le Burundi doit notamment renforcer les outils permettant d’identifier les usagers et de faire circuler les données entre les administrations.
Le pays a engagé des discussions avec la Corée du Sud autour de ces infrastructures, à l’occasion d’une récente rencontre à Séoul entre le ministre des Finances, du Budget et de l’Économie numérique, Alain Ndikumana (photo), et Hwang Sung-hoon, directeur général du Bureau de la coopération internationale au ministère sud-coréen des Sciences et des TIC.Les échanges ont porté sur le développement de systèmes d’identification et d’authentification numériques, la création de centres de données, l’hébergement sécurisé des informations publiques et l’interconnexion des administrations. Une identité numérique permettrait notamment de vérifier l’identité des usagers lors de démarches en ligne, tandis que l’interconnexion des systèmes faciliterait les échanges d’informations entre les services publics.
Les deux parties ont également évoqué les possibilités de financement de ces investissements, notamment à travers l’Agence coréenne de coopération internationale (KOICA) et le Fonds de coopération pour le développement économique (EDCF). La formation des ingénieurs burundais, le renforcement des compétences en cybersécurité et les partenariats entre entreprises sud-coréennes et acteurs locaux figuraient aussi parmi les sujets abordés.
L’identité numérique au cœur de la modernisation publique
La coopération envisagée porte sur des besoins déjà identifiés dans le diagnostic de l’économie numérique burundaise réalisé par la Banque mondiale. Publié en 2020, ce document relevait l’absence d’un système centralisé d’identité numérique et le cloisonnement de plusieurs systèmes informatiques de l’administration. Il soulignait que ces limites compliquaient le développement de services publics intégrés et la sécurisation des transactions en ligne.
Le Projet d’appui aux fondations de l’économie numérique (PAFEN), soutenu par la Banque mondiale, prévoit déjà des travaux sur ces différentes composantes. Son programme comprend notamment la préparation d’une stratégie nationale d’identité numérique, la mise en place d’une infrastructure d’échange de données entre administrations, le développement d’une stratégie d’hébergement des données et des solutions permettant de sécuriser les transactions électroniques.
Les discussions avec Séoul ouvrent donc une piste de coopération supplémentaire pour accompagner la mise en place de ces infrastructures. Lire la suite ICI

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