Cemac : le Cameroun apporte 3,8 points aux 5,9 % de hausse de l’activité au 2e trimestre 2026

 


(Investir au Cameroun) - Au deuxième trimestre 2026, le Cameroun est resté le premier contributeur à la progression de l’Indice composite des activités économiques (ICAE) de la Cemac. Sa contribution atteint 3,8 points, pour une hausse régionale de 5,9 % en glissement annuel, selon le rapport de politique monétaire publié en septembre 2026 par la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC). Rapportés arithmétiquement à cette progression, les 3,8 points représentent près des deux tiers de la hausse de l’indicateur régional.

« Le Cameroun demeure le principal contributeur à cette évolution (+3,8 points), devant le Tchad (+1,2 point), le Gabon (+0,4 point) et le Congo (+0,3 point). La Guinée équatoriale apporte une contribution légèrement positive (+0,2 point), après son recul au premier trimestre 2026. La République centrafricaine contribue faiblement (0,1 point) », détaille la BEAC.

L’ICAE de la Cemac accélère ainsi après une progression de 5,1 % au premier trimestre 2026 et de 4,9 % au quatrième trimestre 2025. Calculé à fréquence mensuelle à partir de plusieurs données sectorielles, cet indicateur permet à la banque centrale de suivre l’évolution de l’activité économique à court terme. Il ne se confond pas avec le taux de croissance du PIB.

Selon la BEAC, cette progression de l’activité, largement portée par le Cameroun, « s’explique par le dynamisme du secteur privé et la contribution favorable des produits de base qui ont compensé la moindre impulsion du secteur public, dans un contexte de consolidation budgétaire et de faible exécution des investissements publics ».

L’investissement public en net recul

La faiblesse de l’investissement public n’est pas propre au Cameroun. Dans l’ensemble de la Cemac, « le secteur public a globalement pesé sur l’activité économique », indique la BEAC. Le recul de l’investissement des États « a limité l’effet d’entraînement de la commande publique sur le BTP, les matériaux de construction, les transports et les activités de services associés ». Lire la suite ICI

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