Worldskills en Afrique : l’Algérie défend une coopération fondée sur les compétences


 L’Algérie veut inscrire le développement des compétences parmi les axes structurants de la coopération africaine. Cette orientation a été portée, hier à Shanghaï, par la ministre de la Formation et de l’Enseignement professionnels, Mme Nassima Arhab, lors d’une réunion de haut niveau consacrée à l’avenir de WorldSkills en Afrique, en présence de plusieurs ministres africains et représentants des États membres.

La rencontre, présidée par le président de WorldSkills, M. Frans Hoerant, et Mme Sofia Ndimutela Ashipala, responsable de la Division de l’éducation à la Commission de l’Union africaine, a été consacrée à l’avenir de WorldSkills en Afrique et aux perspectives de coopération avec les pays du continent dans le domaine de la formation professionnelle et du développement des compétences.

L’intervention de Mme Arhab a notamment permis de réaffirmer la volonté de l’Algérie de contribuer au renforcement de cette coopération à l’échelle continentale. Elle a souligné la disponibilité du pays à œuvrer au développement des relations entre l’Afrique et WorldSkills et à favoriser une présence plus forte des pays africains au sein des réseaux internationaux dédiés aux métiers et aux compétences. Cette démarche trouvera un prolongement concret en Algérie avec la tenue, en novembre prochain, du Forum africain des politiques de compétences (African Skills Policy Forum), organisé conjointement par le ministère de la Formation et de l’Enseignement professionnels et la Commission de l’Union africaine.

Mme Arhab a renouvelé, à cette occasion, l’invitation aux participants à prendre part à ce rendez-vous consacré aux politiques de compétences sur le continent. À la faveur de cette rencontre, l’Algérie entend également ouvrir davantage ses compétitions professionnelles aux jeunes Africains. Dans cette perspective, la ministre a invité les pays membres à prendre part à l’Olympiade des métiers d’Oran, dans plusieurs spécialités qui seront ouvertes aux jeunes du continent. Un évènement qui devrait favoriser les échanges entre compétiteurs, la confrontation des savoir-faire et le partage d’expériences, tout en donnant une dimension africaine aux compétitions professionnelles organisées en Algérie. La rencontre de Shanghaï a également été l’occasion de mettre en avant l’expérience algérienne en matière d’organisation des concours professionnels, avec la volonté de la partager avec d’autres pays africains.

L’enjeu est ainsi de favoriser une coopération qui ne se limite pas aux échanges institutionnels, mais qui puisse se traduire par la circulation des compétences, des pratiques et de l’expertise. De ce fait, l’Algérie vise à consolider sa contribution aux efforts africains dans un domaine directement lié à l’avenir de la jeunesse et aux besoins des économies du continent. La ministre a réaffirmé, ainsi, la disponibilité du secteur de la formation professionnelle à mettre son expérience au service de cette coopération et à travailler avec l’Union africaine et les États membres au renforcement de la place de l’Afrique dans l’écosystème international des compétences.

Cette démarche s’inscrit dans une orientation politique plus portée par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, qui a placé la jeunesse africaine au cœur de l’action de l’Algérie en direction du continent. Depuis son accession à la magistrature suprême, le chef de l’État n’a cessé de promouvoir, à travers les différentes initiatives engagées par l’Algérie, une approche fondée sur l’accompagnement des jeunes, le renforcement de leurs capacités et la valorisation de leur potentiel dans le développement de l’Afrique. Lire la suite ICI


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