L’Algérie à la 70e Conférence générale de l’AIEA: Le nucléaire pacifique comme levier de développement


 L’Algérie participera, du 14 au 18 septembre à Vienne, à la 70e Conférence générale de l’AIEA.

L’Algérie prendra part à cette Conférence générale de l’AIEA avec une feuille de route claire : consolider sa coopération technique, capter l’expertise et la formation, et explorer de nouveaux partenariats pour faire de l’atome pacifique un levier de développement, de la santé au dessalement.

Mourad Adjal conduira la délégation algérienne

Le ministre de l’Energie et des Energies renouvelables, Mourad Adjal, conduira, à partir de lundi, la délégation algérienne aux travaux de la 70e Conférence générale de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), prévue du 14 au 18 septembre en Autriche. Un rendez-vous majeur pour l’Algérie, car cette participation vise à consolider un partenariat stratégique avec l’AIEA.

Il s’agira, lors de cette rencontre, de mutualiser les expertises, de tirer profit des programmes de coopération technique, de formation et de transfert de connaissances, et d’explorer de nouvelles perspectives de partenariat autour des utilisations pacifiques de la technologie nucléaire. Au-delà du volet diplomatique, il sera question de suivre de près les percées scientifiques et technologiques du secteur, de consolider les capacités nationales et d’élargir le champ de la coopération internationale et africaine.

 Un socle déjà en place

Le but est de mettre l’atome au service des priorités de développement du pays, du laboratoire scientifique à l’hôpital, et d’autres secteurs connexes. A travers ce déplacement, l’Algérie entend réaffirmer avec force son crédo : renforcer la coopération internationale pour un usage exclusivement pacifique de l’énergie nucléaire, et faire de cette technologie un levier au service de la science, de la médecine et du développement durable, au bénéfice de l’être humain.

Ce positionnement de l’Algérie dans ce domaine n’est pas conjoncturel. Il est la continuité directe de l’action diplomatique tout au long de cette année notamment. En juin dernier à Addis-Abeba, l’Algérie a été réélue pour la sixième fois consécutive membre de la Commission africaine de l’énergie nucléaire (AFCONE), lors de la 7e Conférence des Etats parties du Traité de Pelindaba. Une réélection qui « traduit la confiance constante » accordée à l’Algérie pour son rôle dans la mise en œuvre de l’objectif de faire de l’Afrique une zone exempte d’armes nucléaires.

Pour un nucléaire civil, transparent et utile

Un mois plus tôt, à New York, l’Algérie était élue vice-présidente de la 11e Conférence d’examen du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP). Sur le plan opérationnel, cette doctrine s’appuie sur des institutions solides : le Commissariat à l’énergie atomique (COMENA) et l’Autorité nationale de sûreté et de sécurité nucléaires (ANSSN), créée par la loi de 2019.

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