COP 30 : le président Sidi Ould Tah souligne l’engagement du Groupe de la Banque africaine de développement à transformer les promesses en progrès
Le président du Groupe de la Banque africaine de développement, a souligné, vendredi l’engagement de son institution à transformer « les promesses en progrès », la Banque étant la première institution multilatérale de développement à avoir réalisé la parité de financement sur l’adaptation et l’atténuation climatiques.
Au Bélem Climate Summit, qui rassemble les dirigeants du monde entier avant la COP30 afin d'examiner les progrès réalisés dans le cadre de l'Accord de Paris, Sidi Ould Tah a souligné la détermination de la Banque à intensifier son action sur le climat.
« Nous sommes tous réunis ici, stimulés par notre responsabilité collective de protéger la nature qui demeure notre atout le plus précieux pour lutter contre les effets du changement climatique et pour assurer la survie de l’humanité », a déclaré M. Ould Tah, qui s’exprimait devant les dirigeants mondiaux lors de la session intitulée : « Climat et nature : forêts et océans ».
La délégation du Congo a rappelé que l’Afrique qui abrite 17 % des forêts tropicaux perd chaque année 3,7 millions d’hectares de forêts tandis que le vice-président du Nigeria, Kashim Shettima, a plaidé pour la mise en place d’instruments pour protéger les forêts et les océans.
« Ce que l’Afrique demande, c’est un accès équitable au marché du carbone pour aider nos pays à mener des activités de restauration des forêts et des ressources océanographiques », a-t-il déclaré.
« En Afrique, nos forêts, nos savanes et nos océans sont plus qu’un patrimoine. Ce sont des filtres naturels essentiels qui régulent le climat mondial et atténuent les effets du réchauffement climatique, a rappelé le président Sidi Ould Tah. Le bassin du Congo en est un exemple probant : il abrite les plus grandes tourbières tropicales du monde, qui stockent environ 29 milliards de tonnes de carbone, soit l’équivalent d’environ trois années d’émissions mondiales de gaz à effet de serre. »
Il a présenté la stratégie climatique de la Banque, guidée par ses Quatre points cardinaux, qui mettent l'accent sur la mobilisation de capitaux pour une croissance verte, la promotion des échanges dette-nature, l'autonomisation des femmes et des jeunes dans la protection de l'environnement et l'investissement dans des infrastructures résilientes et respectueuses de la nature.
Un fonds pour les forêts tropicales
Jeudi, le président Ould Tah a participé au lancement du « Fonds des forêts tropicales pour toujours » (Tropical Forest Forever Facility, TFFF) par le président brésilien, Luiz Inácio Lula da Silva, un fonds mondial destiné à soutenir les pays partageant les bassins de l'Amazone et du Congo, ainsi que d'autres régions forestières tropicales.
« La Banque africaine de développement salue chaleureusement l'initiative historique du Brésil intitulée « Tropical Forest Forever » (Forêt tropicale pour toujours) », a déclaré M. Ould Tah, la qualifiant d'étape importante dans la solidarité mondiale en matière de climat. « Ce partenariat visionnaire s'inscrit dans la lignée de nos programmes en faveur de la biodiversité, tels que le Fonds pour les forêts du bassin du Congo et la Commission des forêts d'Afrique centrale. »
Intégrer la richesse naturelle dans les comptes nationaux
Alors que les négociations de la COP30 reprennent le 10 novembre, les délégués devraient poursuivre leurs efforts en vue d'aboutir à un Nouvel objectif collectif quantifié (NCQG) en matière de financement climatique, qui engage les pays développés à mobiliser au moins 300 milliards de dollars par an d'ici 2035 pour les pays en développement.
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