12.04.2014

Le Cameroun offre de bonnes opportunités d’investissement dans la finance, selon Bain & Co

Le Cameroun offre de bonnes opportunités d’investissement dans la finance, selon Bain & CoL’Afrique subsaharienne est le nouvel eldorado pour le secteur financier, soutient une étude du cabinet américain de conseil en stratégie Bain & Company, en indiquant que les banques et les compagnies d’assurance peuvent miser, dans cette partie du monde, sur une progression des revenus de 15 à 20 %.

Au demeurant, bien que ces opportunités soient observées sur toute l’Afrique subsaharienne, Bain & Co précise que «la meilleure stratégie (pour les investisseurs, Ndlr) est certainement de prendre des parts de marché à des prix raisonnables, sur les marchés qui ne sont pas trop compétitifs, comme la RD Congo, la Côte d’Ivoire ou le Cameroun», relève M. Franzen, spécialiste des services financiers chez Bain & Company, en poste à Johannesburg. De ce point de vue, il fait observé que récemment, «Qatar National Bank a pris 23,5 % de la banque panafricaine Ecobank, qui est présente dans 35 pays sur le continent. C’est une initiative intéressante».
Cette analyse de Bain & Co explique certainement le fait que, en 2014, l’on ait observé d’importantes arrivées ou alors des prises de participations par des investisseurs étrangers, dans des entités du secteur financier camerounais. Il en est ainsi de Wafa Assurance, la branche assurance du groupe bancaire marocain Attijariwafa, qui vient de créer une filiale au Cameroun ; tandis que sa compatriote RMA Watanya rachetait les filiales camerounaises de Beneficial Insurance, en vie et non vie.
En 2013, les responsables de Bank of Africa (BOA), ont annoncé avoir déposé une demande d’agrément auprès de la Commission bancaire d’Afrique centrale (Cobac), le régulateur du secteur bancaire dans les six pays de la zone CEMAC (Cameroun, RCA, Congo, Gabon, Guinée Equatoriale et Tchad), afin d’ouvrir une filiale au Cameroun.
Selon Bain & Co, les opportunités d’investissements dans les marchés de l’Afrique sub-saharienne, «qui ne sont pas encore trop compétitifs», à l’instar du Cameroun, de la RD Congo et de la Côte d’Ivoire, sont d’autant plus intéressantes qu’ «actuellement, cinq pays du continent noir concentrent une grande partie des revenus bancaires : l’Afrique du Sud, le Nigeria, l’Angola, le Kenya et, dans une moindre mesure, le Ghana». Ce qui n’en fait pas pour autant les meilleures cibles pour de nouveaux entrants, précisent les analystes, qui font également observer que le taux moyen de pénétration de l’assurance (primes rapportées au PIB) reste en inférieur à 2 % dans la région. «Des pans entiers de risques industriels ne sont pas assurés», note Fabrice Franzen.
Pour rappel, Bain & Co est l'un des trois principaux cabinets de conseil en stratégie et management dans le monde. En 2011, Vault a classé Bain & Co à la 1ère position de son classement des 50 plus grands cabinets mondiaux, devant McKinsey & Company et le Boston Consulting Group
Source: Investir au Cameroun, 02/12/2014

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