Accord UE-Inde : quels impacts pour les entreprises et secteurs concernés ?
(Lyon Métropole) L’Union européenne vient de signer un accord commercial de libre-échange avec l’Inde. Après l’accord du Mercosur, l’UE poursuit ainsi l’élargissement de son réseau commercial international. Ce nouveau partenariat, conclu à New Delhi en fin janvier, annonce des retombées concrètes pour les entreprises européennes. Voici les principaux points à retenir.
Accord UE-Inde : les contours d’un tournant
commercial
Le 27 janvier, à New Delhi, l’UE et l’Inde ont
signé un accord de libre-échange inédit, après vingt années
de négociations. En effet, dans un contexte économique international de plus en
plus concurrentiel, cette zone commerciale concerne environ 2 milliards de
personnes, 25 % du PIB mondial. Il vise ainsi à renforcer
les échanges économiques des deux zones et à consolider la
souveraineté économique de l’Europe.
En effet, longtemps caractérisée par un fort protectionnisme, l'Inde s’engage à réduire fortement ses droits de douane :
- Les véhicules européens verraient leurs droits de douane baisser de de 110 % à 10
%
- Les vins : de 150 % à 20 %
- Certains aliments comme le chocolat, les pâtes ou l'huile d'olive :
de 50 % à 0 %
- Quant aux spiritueux, la
baisse tarifaire ramènerait les droits de douane à 40 %
Ce cadre commercial devrait permettre une économie annuelle estimée à 4 milliards d’euros pour l’UE et un doublement des exportations européennes vers l’Inde. Par ailleurs, le texte inclut également des volets stratégiques liés à la défense, la sécurité, les services, à la mobilité des compétences (études, recherche, emplois qualifié) et à la propriété intellectuelle.
L’Europe cherche ainsi à diversifier ses partenariats et à réduire sa dépendance vis-à-vis des États-Unis et de la
Chine.
Quels secteurs sont concernés par cet accord UE-Inde ?
L’accord entre les deux zones comporte certaines spécificités notamment sur
certains produits agroalimentaires. De fait, il écarte les produits
agricoles les plus sensibles. Des aliments comme le riz, le sucre ou
la viande de bœuf restent protégés, afin de préserver les agriculteurs
européens et d’éviter une concurrence directe avec les producteurs indiens.
Cette précaution commerciale repose en partie sur les enseignements tirés du
Mercosur.
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