Science Fest Africa 2026 : la Fondation Maarif de la Türkiye renforce la coopération éducative en Afrique

 - « Nous voulons faire du Science Fest Africa une plateforme de référence en matière de science, de technologie et d’intelligence artificielle sur le continent », affirme Fofana Moussa

La Fondation Maarif de Türkiye (TMV) a organisé, le 21 avril 2026 à Abidjan, en Côte d’Ivoire, la deuxième édition du Science Fest Africa (SFA), un festival international dédié à la science, à la technologie et à l’intelligence artificielle, a déclaré le coordinateur général de l’événement, Fofana Moussa.

« Science Fest Africa est un festival international dédié à la technologie, à la science et à l’intelligence artificielle », a expliqué Fofana Moussa, soulignant que l’initiative a été conçue comme « une plateforme incontournable sur le continent africain », avec Abidjan comme point d’ancrage.

Dans un contexte marqué par l’accélération des mutations technologiques, le responsable a insisté sur la nécessité de sensibiliser les jeunes africains aux disciplines STEM. « Le message que nous voulons faire passer aujourd’hui est clair : dans ce XXIe siècle, la technologie, la science et l’intelligence artificielle sont essentielles pour l’avenir de nos sociétés », a-t-il affirmé.

Un festival envisageant de devenir "une référence continentale"

Selon lui, le festival s’inscrit dans une dynamique continentale, impliquant l’ensemble des pays africains où la Fondation Maarif est présente. « Ce projet implique les 27 pays africains où la fondation est représentée. C’est un véritable carrefour où nous regroupons les universités, les académiciens, les acteurs de la technologie en Afrique, mais aussi en Europe et en Asie », a-t-il précisé.

Revenant sur les résultats de cette édition 2026, Fofana Moussa a mis en avant une progression significative. « La première édition avait enregistré plus de 5 000 participants issus de 19 pays africains. Cette année, nous avons dépassé les 10 000 participants avec 27 pays représentés », a-t-il indiqué.

Il a également souligné la forte mobilisation locale : « Nous avons accueilli une cinquantaine d’écoles ivoiriennes, dont une vingtaine ont présenté des projets innovants autour de la science, de la technologie et de l’intelligence artificielle. »

Pour le coordinateur, cette montée en puissance traduit le succès du concept. « Cette deuxième édition a relevé un véritable défi et a placé la barre très haut, tant en termes de participation que de qualité des projets présentés », a-t-il estimé.

Une plateforme de diplomatie éducative entre la Türkiye et l'Afrique

Interrogé sur les retombées pour la Fondation Maarif de Türkiye, il a insisté sur une logique de contribution. « La fondation ne cherche pas à gagner, elle cherche à donner. Et lorsque nous donnons avec des objectifs clairs, nous avons déjà gagné », a-t-il déclaré.

« Notre objectif est de faire passer un message fort : le monde de demain sera dominé par la science, la technologie et l’intelligence artificielle », a-t-il poursuivi, rappelant que la fondation, créée en 2016 à l’initiative du président Recep Tayyip Erdogan, est l’unique institution publique turque habilitée à promouvoir l’éducation à l’étranger.

Au-delà des chiffres, l’impact du festival se mesure aussi sur le plan éducatif et scientifique. « Science Fest Africa joue un rôle important dans le renforcement de la coopération entre la Türkiye et les pays africains, notamment dans les domaines de l’éducation, de la science et de la technologie », a déclaré Fofana Moussa.

« Nous considérons cette initiative comme une plateforme concrète de diplomatie éducative », a-t-il poursuivi, ajoutant qu’elle « permet de créer des synergies entre institutions académiques, universités, experts et acteurs du secteur technologique sur le continent africain ».

Une nouvelle pédagogie adaptée aux défis actuels

Le responsable a également insisté sur la dimension pédagogique du projet. « À travers ce festival, nous rapprochons l’école du monde réel. Les élèves et les étudiants ne restent plus uniquement dans la théorie : ils expérimentent, créent et proposent des solutions concrètes », a-t-il expliqué.

« Le monde évolue rapidement. Si le monde avance de deux pas, nos systèmes éducatifs doivent avancer de trois ou quatre pas », a-t-il ajouté, soulignant l’importance d’adapter les méthodes d’enseignement aux nouvelles réalités technologiques.

Une plateforme dédiée à la collaboration et l'innovation africaine

Par ailleurs, le festival encourage la collaboration entre pays africains. « Un laboratoire en Côte d’Ivoire peut aujourd’hui collaborer avec un autre en Zambie, en Égypte ou au Mali. C’est cette synergie que nous voulons créer », a-t-il affirmé.

Dans la même logique, Fofana Moussa a relevé l’implication croissante du secteur privé. « Nous avons également intégré les entreprises et les structures technologiques qui viennent exposer leur savoir-faire et partager leurs innovations avec les jeunes », a-t-il indiqué, ajoutant que « cette interaction est essentielle pour créer un écosystème complet autour de l’innovation ».

Concernant le choix de la Côte d’Ivoire comme pays hôte, il a expliqué : « Nous avons choisi Abidjan parce que la Côte d’Ivoire dispose de bases solides dans les domaines de la technologie, de la science et de l’intelligence artificielle. »

Enfin, les perspectives du Science Fest Africa s’annoncent ambitieuses. « À long terme, nous voulons faire de cette initiative une plateforme de référence mondiale en matière de science, d’innovation et d’éducation », a déclaré Fofana Moussa.

« Nous souhaitons élargir la participation des pays africains, améliorer la qualité des projets présentés et renforcer les partenariats entre universités, institutions et entreprises », a-t-il ajouté.

« L’objectif final est de structurer, connecter et accompagner durablement les talents africains pour renforcer leur rôle dans l’innovation de demain », a-t-il conclu.

Maarif : une fondation au service du « bien commun » éducatif mondial

Portée par une vision fondée sur le dialogue entre les cultures et les civilisations, la Fondation Maarif de Türkiye se positionne comme un acteur clé de l’ouverture internationale du système éducatif turc.

Créée en 2016 par une loi officielle, la fondation est la seule institution, en dehors du ministère de l’Éducation nationale turc, habilitée à ouvrir et gérer des établissements scolaires à l’étranger au nom de la République de Türkiye.

En tant qu’organisation publique à but non lucratif, elle intervient à tous les niveaux du parcours éducatif, de la maternelle à l’enseignement supérieur, dans de nombreux pays.

À travers ses actions, la Fondation Maarif de Türkiye vise à favoriser les échanges culturels, à renforcer les liens entre les sociétés et à contribuer activement à la formation de générations capables de répondre aux défis globaux, dans une logique de coopération et de « bien commun », souligne l'organisme.

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