Bananes : avec des ventes en hausse de 16,4% et 34,8%, la CDC et la CDBM sauvent les exportations du Cameroun en mai 2026
(Investir au Cameroun) - Au mois de mai 2026, les exportations de bananes du Cameroun ont légèrement progressé de 1,5% en glissement annuel, selon les données compilées par l’Association bananière du Cameroun (Assobacam). Elles sont passées de 14 477 tonnes en mai 2025 à 14 690 tonnes sur la même période en 2026, soit une hausse de 213 tonnes.
Cette progression modérée aurait pu se transformer en recul sans la bonne tenue des ventes à l’international de la Cameroon Development Corporation (CDC), l’agro-industriel public, et de la Compagnie des bananes de Mondoni (CDBM), deuxième filiale du groupe français Compagnie fruitière de Marseille au Cameroun.
En effet, au cours de la période sous revue, la CDC a exporté 3 508 tonnes de bananes, contre 3 014 tonnes en mai 2025. Ce volume révèle une hausse de 16,4% sur un an, soit 494 tonnes supplémentaires. La CDBM a, quant à elle, vu ses ventes à l’international bondir de 34,8%, passant de 1 465 tonnes en mai 2025 à 1 975 tonnes un an plus tard. Ce qui correspond à une hausse de 510 tonnes en volume.
La bonne performance réalisée par ces deux producteurs a permis de compenser le repli des ventes de la société des Plantations du Haut Penja (PHP), première filiale de Compagnie fruitière au Cameroun et leader du marché local de la banane. À en croire les données de l’Assobacam, en mai 2026, PHP n’a exporté que 9 207 tonnes de bananes, contre 9 998 tonnes en mai 2025, soit une baisse de 7,9% sur un an.
Il s’agit également du niveau d’exportation mensuel le plus faible réalisé par PHP depuis le début de l’année 2026. Le producteur avait pourtant démarré l’année avec des exportations vigoureuses, à 20 037 tonnes en janvier 2026. Celles-ci sont ensuite tombées à 17 312 tonnes en février, puis 17 850 tonnes en mars, avant de reculer à 11 687 tonnes en avril et finalement à moins de 10 000 tonnes en mai.
67,7 milliards FCFA de recettes d’exportation en 2025
Selon des acteurs de la filière, ce repli progressif des ventes de PHP s’explique notamment par les effets de la sécheresse sur certains sites abritant les plantations de l’entreprise, en particulier dans le département du Moungo, dans la région du Littoral. PHP est, en effet, le seul producteur à exploiter des bananeraies dans cette partie du pays, en plus de ses plantations de la région du Sud-Ouest, où sont également établis les deux autres producteurs.
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