Coton : le Cameroun se met à l’école brésilienne pour accroître les rendements à l’hectare


(Investir au Cameroun) - Du 22 au 29 mai 2026, une cinquantaine d’agents d’encadrement de la Société de développement du coton du Cameroun (Sodecoton) ont suivi à Kaélé, dans la région de l’Extrême-Nord, une formation sur la fertilisation des sols destinés à la production du coton. Cette session, apprend-on de sources officielles, était animée par des experts de l’Agence brésilienne de coopération (ABC).

Selon le ministère de l’Agriculture et du Développement rural, cette formation visait à permettre aux agents d’encadrement de la Sodecoton de mieux maîtriser la composition des sols et les techniques de fertilisation, afin d’améliorer l’accompagnement des producteurs dans la quête de meilleurs rendements. Pour Maria de Fatima Sousa, cheffe de mission du ministère brésilien des Affaires étrangères, cette initiative apporte « de la valeur ajoutée » à la filière cotonnière nationale. Car, explique-t-elle, « en maîtrisant les sols, les engrais et les intrants à y apporter, cela aura un impact direct sur la production ».

Pour rappel, la Sodecoton ambitionne de porter sa production à 600 000 tonnes à l’horizon de la campagne 2029-2030, contre un pic de 394 000 tonnes enregistré au cours de la campagne 2023-2024, dans le sillage des orientations de la Stratégie nationale de développement 2020-2030 (SND30) du gouvernement camerounais. Cet objectif suppose une amélioration sensible des rendements, que l’entreprise souhaite porter à environ 1 750 kg/ha, contre des niveaux encore compris autour de 1 240 à 1 300 kg/ha en 2025.

La montée en puissance attendue de la production cotonnière au Cameroun reste cependant suspendue à deux menaces majeures, selon la Sodecoton. Il s’agit, d’une part, des dérèglements climatiques, qui provoquent des inondations dans les bassins de production sous l’effet de fortes pluies entre août et septembre, et, d’autre part, de la prolifération des jassides, des insectes ravageurs qui s’attaquent directement aux plants de coton.

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