Dialogue social: Une charte nationale de dialogue lie désormais patrons et travailleurs

Une charte nationale de dialogue lie désormais patrons et travailleurs

Le Groupement interpatronal du Cameroun (Gicam) et Ecam (Entreprises du Cameroun) ont signé le 6 juillet 2021, avec l'Ugtc, Cstc, Csac, Uslc, Entente, la Charte instituant le cadre permanent du dialogue social bipartite au Cameroun, sous l'égide du Bureau international du travail (Bit).

Il s’agit du tout premier accord liant deux organisations  patronales et des confédérations syndicales de travailleurs au Cameroun. D’après les deux parties signataires,

la charte a pour objet à approfondir à tous les niveaux, le dialogue social en renforçant le cadre institutionnel entre les employeurs et les employés relevant du Code du travail. Elle vise à renforcer les mécanismes du dialogue social (négociations collectives, négociations et consultations) à travers l’établissement d’un cadre bipartite, mettre en place des formations destinées aux parties prenantes, à œuvrer à la promotion d’un cadre législatif et réglementaire moderne et favorable au dialogue social. «Les employeurs et les travailleurs doivent être ensemble pour permettre la sérénité,  la performance et la bonne gouvernance au sein des entreprises.», a déclaré Lancina Traoré, le représentant du Bureau international du travail.

A cet effet, la Charte a établi deux structures du dialogue social entamé entre le Gicam et l’Ugtc, la Cstc, la Csac, l’Uslc, et Entente. Il s’agit au niveau national de la Commission paritaire nationale (10 membres représentants les employeurs et 10 membres représentants les organisations de travailleurs) dont les membres sont désignés pour 3 ans, la Commission paritaire de la branche avec pour mission de prendre en charge les questions sociales relevant de la branche professionnelle, et le Comité d’entreprise, organe paritaire composé de façon égale des représentants désignés par les organisations syndicales les plus représentatives de l’entreprise, et des représentants désignés de l’employeur. «Les enjeux de la transformation rapide de notre économie, de changement, d’accroissement du capital appellent à codifier un cadre de travail respectueux de certaines règles. Ce cadre permettra surtout la pérennisation et la sécurisation du travail dans», a mentionné Célestin Tawamba, le président du Gicam qui a associé le groupe patronal Ecam (Entreprises du Cameroun) à la cérémonie de signature de la Charte. 

«Promouvoir les relations professionnelles équitables, productives et harmonieuses passe par le dialogue social bipartite et la négociation volontaire de conventions collectives entre les employeurs, les travailleurs et les organisations chargées de les représenter», pense Isaac Bissala, au nom des 5 organisations syndicales. 

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