5.30.2016

Infrastructures : General Electric s’allie à Mara Group pour investir en Afrique

(Jeune Afrique) L'énergéticien américain crée une co-entreprise avec les deux structures à l'origine du groupe bancaire Atlas Mara pour investir dans les infrastructures en Afrique, où les besoins sont estimés à près de 90 milliards de dollars par an. 
Le géant américain General Electric
s’associe au groupe diversifié Mara Group, de l’entrepreneur anglo-ougandais Ashish J. Thakkar, et à la société Atlas Merchant Capital, du financier britannique Bob Diamond, pour lancer une co-entreprise active dans les infrastructures en Afrique.
L’annonce de cette alliance a été faite le 26 mai, en marge des assemblées annuelles de la Banque africaine de développement, organisées à Lusaka, en Zambie.
Investissements dans les infrastructures
Si peu d’informations ont été divulguées sur cette co-entreprise, « en cours de formation », expliquent les équipes de General Electric, elle « cherchera à investir en fonds propres dans des projets d’infrastructures dans des pays sélectionnés à travers toute l’Afrique ».
« L’Afrique présente des perspectives de croissance élevés dans la production d’électricité, le transport, le pétrole et le gaz et d’autres segments, y compris l’exploitation minière. La co-entreprise se concentrera sur ce vaste ensemble en facilitant l’accès au capital, offrant ainsi la possibilité d’exécuter et de financer entièrement aussi bien des projets avancés et que ceux encore en phase de développement », expliquent les trois partenaires dans leur communiqué commun.
Ce partenariat va marquer une nouvelle étape dans la phase de développement en Afrique de Mara Group et d’Atlas Merchant Capital, déjà alliés dans le groupe bancaire Atlas Mara qui, lancé en 2013, a connu une croissance assez rapide sur le continent et est implanté aujourd’hui dans sept pays.
Il témoigne aussi de l’intérêt croissant de General Electric pour l’Afrique, manifesté ces dernières années par la multiplication de projets sur le continent, de la méga-usine de Calabar (250 millions de dollars) destinée à la fabrication de turbines et d’équipements pour le secteur pétrolier, au méga-projet de centrale électrique Ghana 1000 Project, d’une capacité de 1100 mégawatts (de 800 millions à 1,5 milliard de dollars), du marché de 2,7 milliard de dollars remporté pour la livraisons de turbines en Algérie et celui de près de 3 milliards d’euros remporté (au sein d’un consortium) pour la fourniture d’un millier de trains en Afrique du Sud.
Besoins estimés à 90 milliards de dollars par an
De nombreux acteurs, de toutes tailles, se positionnent sur le segment des infrastructures en Afrique, où les besoins en investissements sont estimées à 90 milliards de dollars par an durant la prochaine décennie, qu’il s’agisse d’institutions multilatérales telles que la Société financière internationale (IFC, filiale du groupe de la Banque mondiale), de la Banque africaine de développement, ou même d’acteurs de taille plus modeste comme I&P Africa Infrastructure, lancé en janvier dernier par l’impact-investisseur français Investisseurs & Partenaires et le véhicule d’investissement InfraMed.

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