4.29.2016

Mieux impliquer la diaspora



Par Rousseau-Joël FOUTE, Cameroon Tribune
Résultat de recherche d'images pour "diaspora entrepreneuriale camerounaise"Dans le vaste chantier de construction d’un Cameroun émergent, aucun apport n’est de  trop. Au contraire, il faut mobiliser toutes les énergies. En commençant bien sûr par celle des Camerounais de l’intérieur et des partenaires au développement. Puis, recourir à la contribution des compatriotes de  l’extérieur qui ne doivent surtout pas être oubliés. Car au sein de la diaspora camerounaise, il y a des talents et des expertises
dans plusieurs domaines pointus de la science et de la technologie. Les données statistiques sont assez rares sur leur nombre, au point où il est difficile à ce jour d’indiquer à peu près combien d’ingénieurs, de médecins, d’inventeurs, de techniciens qualifiés camerounais et autres sont en activité à l’étranger et dans quelles spécialités ils opèrent. En revanche, ce dont on est certain, c’est qu’ils sont nombreux. Il y en a qui ne demandent même qu’à être reconnus par leur mère-patrie. A nous de toujours penser à eux et de concevoir les voies et moyens susceptibles de leur permettre de mettre leur savoir-faire au service du développement du Cameroun.
Dans cette perspective, on peut louer ce qui est déjà en train d’être fait par les pouvoirs publics. Tout comme les initiatives prises dans la phase-pilote du projet dénommé « Migration pour le développement de l’Afrique », lancé en décembre 2014 par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), en collaboration avec le ministère des Relations extérieures. L’opération a permis, a-t-on appris avant-hier à Yaoundé, à onze Camerounais venus de France et de Belgique, de partager leurs connaissances et expériences avec leurs compatriotes dans les secteurs de l’éducation et de la santé, notamment au sein de deux hôpitaux et d’une institution de l’enseignement supérieur.
Présentant les réalisations de cette phase-pilote, Roger Charles Evina, chef du bureau-Cameroun de l’OIM, a révélé qu’un guide de mobilisation de la diaspora a été mis en place. Ce qui a permis, a-t-il ajouté, le déploiement des médecins à l’Hôpital central de Yaoundé et à l’Hôpital des Sœurs de  Biyem-Assi. L’Ecole nationale supérieure polytechnique de Yaoundé ayant également reçu de nombreux experts. Ce qui est davantage intéressant à souligner, à en croire Roger Charles Evina, c’est que « les experts de la diaspora se sont spontanément levés pour apporter leur appui. Même ceux qui n’avaient pas été contactés ou n’avaient jamais entendu parler de ce programme ont, de manière bénévole, voulu apporter leur appui à la suite de ce programme ». Il faut donc capitaliser ces bonnes dispositions d’esprit pour mieux impliquer la diaspora dans le processus de développement.

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