11.18.2015

JAS 2015: Les technologies modernes, gage de qualité pour les statistiques

Par Josiane TCHAKOUNTE, Cameroon Tribune
tablette-mobileC’est le principal message à retenir de la 25e édition de la Journée africaine de la statistique célébrée ce jour.
A la place des fiches jadis utilisées pour recueillir les informations dans le cadre du recensement de la population et de l’habitat, ce sont des tablettes qui seront employées cette fois pour la quatrième
opération du genre qui se prépare.
Présentée comme la principale innovation de cette opération statistique visant à dénombrer le nombre de Camerounais vivant sur le territoire national, l’introduction de cet outil technologique permettra de réduire la durée de traitement des données, selon le Bureau central des recensements et des études de la population (Bucrep). « Si nous utilisons efficacement nos tablettes, on pourrait avoir les résultats trois ou quatre mois après le recensement », confiait en septembre dernier, Bernadette Mbarga, directeur général du Bucrep, dans une interview accordée à CT. Ce cas pratique est l’illustration de ce qui devrait dorénavant se faire en matière de collecte des statistiques : remplacer les procédures de collecte manuelles par l’utilisation d’appareils mobiles et d’Internet. C’est donc à dessein que le thème retenu pour la 25e édition de la Journée africaine de la statistique qui se célèbre ce jour porte sur : « Des données meilleures pour une vie meilleure : tirer parti des technologies modernes pour améliorer les systèmes statistiques nationaux ».
La méthode traditionnelle de collecte manuelle des données statistiques qui domine encore dans les pays africains est coûteuse, prend du temps et est sujette aux erreurs. De plus, la fourniture en temps voulu de données de qualité reste l’une des difficultés auxquelles se heurte le développement statistique en Afrique.  L’amélioration et le perfectionnement des systèmes statistiques  nationaux sur le continent passent par l’intégration de ces technologies modernes, question de garantir l’obtention des données de meilleure qualité. Une option qui contribuera également à réduire le fossé numérique mondial et dans le même temps, celui existant entre les villes et les campagnes en Afrique.
Au programme des manifestations de cette journée, l’Institut national de la statistique (INS) organise depuis lundi, des expositions de publications statistiques à l’esplanade du bâtiment abritant ses services qui s’achève ce mercredi. Parmi les plus récentes figurent les Comptes nationaux du deuxième trimestre 2015, le rapport préliminaire des résultats de la quatrième enquête camerounaise auprès des ménages (Ecam 4) de 2014 et le recensement des opérateurs de la filière coton/textile/confection datant de la même année. Les expositions ont été précédées par une marche sportive samedi dernier dans les artères de la ville de Yaoundé. La célébration de la 25e Journée africaine de la statistique est placée sous la houlette du ministère de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire. Une déclaration officielle du gouvernement est attendue.
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