10.12.2015

Gouvernement : Les urgences

trackteurPar Jean Francis BELIBI, Cameroon Tribune
A la lueur du réaménagement gouvernemental du 2 octobre dernier, difficile d’imaginer que le président de la République n’a pas voulu mettre l’équipe gouvernementale face à un certain nombre de responsabilités.
Mieux, face à un certain nombre de défis. Et en la matière, ils sont nombreux qui interpellent aujourd’hui
le Cameroun tant sur le plan national qu’au niveau de l’international. Mais le plus urgent d’entre eux est sans contexte lié à la préservation même de l’Etat à travers certains de ses fondements. Depuis deux ans, le Cameroun est victime de l’insécurité qui règne chez certains de ses voisins. La première urgence à laquelle doit s’atteler l’équipe gouvernementale a donc trait à la sécurité. Que ce soit face aux menaces de la secte terroriste Boko Haram dans la partie septentrionale et qui nécessite depuis plus d’un an la mobilisation de toute la Nation, que dans la partie orientale où notre pays fait face aux incursions des bandes armées qui viennent de la République centrafricaine. On peut néanmoins se féliciter que jusqu’ici, tout a toujours été mis en œuvre pour la préservation de l’intégrité territoriale du Cameroun. Il est question pour le gouvernement de poursuivre dans cette voie, mieux d’aller vers l’éradication complète de la menace islamiste dans la région de l’Extrême-Nord. On comprend mieux ici la position du président Paul Biya qui a toujours fait savoir que la paix est la condition de tout développement. Il s’agit donc de faire face à cet obstacle pour que le Cameroun poursuive sa marche vers l’émergence à l’horizon 2035. Il faut d’ailleurs se féliciter de ce que les prévisions en la matière, de la part des experts internationaux, dont une mission du Fonds monétaire international (FMI) vient de séjourner au Cameroun incitent à l’optimisme.
Une fois cette paix assurée, l’on peut sereinement envisager la marche vers le développement de notre pays qui est confronté à des défis sur le plan international. Parce que s’il faut qu’il assure son développement, le Cameroun doit également faire face à des engagements qu’il a pris sur le plan international. Au rang de ceux-ci, il y a l’organisation des deux coupes d’Afrique des nations (CAN), dont celle féminine est prévue en 2016, c'est-à-dire dans quelques mois dans notre pays. On peut déjà se réjouir des multiples résultats d’appels d’offres rendus publics par le ministère des Marchés publics portant sur la réhabilitation de certaines infrastructures sportives dans le cadre de la préparation de cette compétition par le gouvernement.
Si les infrastructures pour cette compétition commencent à se dessiner, il n’en est pas de même pour la CAN 2019 pour laquelle le Cameroun a dû batailler dur face à d’autres concurrents pour arracher l’organisation. Il est donc question pour l’équipe du Premier ministre, chef du gouvernement, Philemon Yang, d’ouvrir résolument sur ce dossier. Un aspect qui devrait permettre de donner un petit coup de pouce à cet engagement international de notre pays est sans contexte le plan d’urgence triennal annoncé par le président de la République lors du Conseil des ministres du 9 décembre 2014. Il est notamment question d’accélérer la mise en œuvre de celui-ci dans les sept secteurs qui le composent et qui sont dans leur immense majorité constitués d’infrastructures : hôpitaux, routes, logements sociaux…
Parmi les autres secteurs qui méritent que des solutions urgentes soient trouvées, il y a incontestablement le domaine du droit d’auteur qui a fait couler beaucoup d’encre et de salive, ces derniers mois, surtout en ce qui concerne l’art musical. Ce ne sont pourtant pas des artistes de renom qui manquent à notre pays. Ceux-ci ne demandent qu’à évoluer dans un environnement qui leur permette de mieux laisser éclore leur talent. Cela a-t-il été le cas ces derniers mois ? Assurément non !
Au rang des autres urgences qui doivent désormais caractériser l’équipe gouvernementale, il y a la cohésion. On doit désormais sortir de cette sorte de cacophonie qui semblait caractériser les uns et les autres et qui allait parfois jusqu’à la remise en cause de l’autorité même du chef d’équipe qui est le Premier ministre, chef du gouvernement. En lui renouvelant sa confiance, le chef de l’Etat a clairement indiqué qu’il entend dorénavant voir les uns et les autres évoluer en rangs serrés autour du PM pour l’atteinte des objectifs de développement qu’il a fixés et dont le bien-fondé est le mieux vivre des populations camerounaises dans leur ensemble. Les prochains mois, voire les prochaines semaines vont s’avérer cruciaux pour l’équipe « Yang III » qui est plus que jamais attendu sur le terrain des résultats.

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