8.31.2015

Le manioc dans tous ses états

radd-batons-maniocPar Michèle FOGANG, Cameroon Tribune
La journée consacrée à ce tubercule a été célébrée mercredi sous le signe de l’appui à la transformation.
Comment faire du manioc une arme véritable contre la faim, la malnutrition et la pauvreté ? Tel est l’objet du forum consacré à ce tubercule, mercredi dernier à Yaoundé. L’évènement visait
à montrer la nécessité de la valorisation du manioc par la transformation ainsi que les enjeux économiques sociaux et culturels associés. D’après Marie Crescence Ngobo, secrétaire exécutive du Réseau des acteurs du développement durable (Radd), « la valorisation du manioc passe par la transformation qui permet une conservation. Il est donc nécessaire de mettre en place un réseau pour atteindre cet objectif ».
Le forum organisé mercredi à Yaoundé par le Radd, était placé sur le thème : « Enjeux de la valorisation du manioc ». Il a regroupé près de 25 coopératives et associations du pays. Y ont également pris part, des producteurs, des transformateurs et des équipementiers. Outre les expositions, la rencontre a été ponctuée par des échanges sur les méthodes de transformation et de conservation du manioc. Les visiteurs venus nombreux ont pu découvrir, des chips, des cakes, des beignets et même du Whisky à base de manioc. « Nous avons montré aux coopératives des techniques de conservation pour éviter les pertes post-récoltes encore très élevées. Il s’agit, par exemple, du râpage et du séchage », a expliqué Marie-José Bourges, assistante technique chargée du renforcement des capacités des coopératives de la filière manioc au Projet d'investissement et développement des marchés agricoles (Pidma).
Le manioc est un produit vivrier régulièrement consommé sous sa forme brute, en bâton de manioc, miondo, couscous et autres tapioca, issus des petites transformations traditionnelles. Pourtant, des études sur la diversification des modes de transformation et de consommation montrent que cet aliment joue un rôle socio-économique clef. En effet, la valorisation du manioc assure l’autonomisation socio-économique des femmes, la création d’emplois, la dynamisation des zones rurales et le développement des chaînes de valeurs. A terme, il sera donc question, d’après Marie Crescence Ngobo, de trouver des solutions facilitant l’accès aux formations et à l’acquisition d’infrastructures pour transformer le manioc.
Présente au forum, Clémentine Ananga Messina, ministre délégué auprès du ministre de l’Agriculture et du Développement rural (Minader) chargé du Développement rural a recommandé aux acteurs de la filière manioc de produire massivement, pour satisfaire la forte demande des industriels. Clémentine Ananga Messina a promis un accompagnement gouvernemental en semences et en engins.

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