7.08.2015

Transformation: un trésor dans les troncs de bananier

Par Michèle FOGANG, Cameroon Tribune
Résultat de recherche d'images pour "transformation de tronc de bananier"Les contours et perspectives discutés lors d’une rencontre entre des investisseurs franco-camerounais et le ministre Clémentine Ananga Messina.
Le ministre délégué auprès du ministre de l’Agriculture et du Développement rural chargé du monde rural (Mindel minader), Clémentine Ananga Messina a reçu
en audience un groupe d’investisseurs franco-camerounais, lundi dernier à Yaoundé. Dans leur mallette, un projet de transformation de tronc de bananier. « Nous avons voulu nous rapprocher du Minader dans le souci d’une production pérenne de cette matière première utile pour nos futures usines », a expliqué Roger Samuel Eto, directeur général de l’entreprise Eto’s Farm, spécialisée dans le placage de tronc de bananier.
D’après Vladimir Hayot coprésident de l’entreprise Fibe and Co, détentrice du brevet de transformation du tronc de bananier, ce matériau constitue une véritable mine d’or. « Grâce au procédé de transformation que nous avons mis sur pied depuis quelques années, nous réussissons à extraire le cœur de bananier », a-t-il expliqué. Une matière première à partir de laquelle il est possible de fabriquer des revêtements muraux, des objets de décoration extérieure et intérieure et même des tableaux de bord de véhicules. Déjà présente en Asie et en Europe, l’entreprise a souhaité développer son activité en Afrique et en particulier au Cameroun, grand producteur de banane-plantain. Admirative et convaincue des perspectives qu’offre ce projet, le ministre Clémentine Ananga Messina a donné aux investisseurs des stratégies pour une implémentation fructueuse. Pour ce faire, elle a orienté ses hôtes vers la région de l’Est, premier bassin de production de banane-plantain.
D’après Roger Samuel Eto, le projet devrait prendre corps en 2016 avec la construction de l’usine de transformation en milieu d’année et l’installation des équipements prévus pour la fin de la même année. « Il sera question de produire environ 100 000 m2 de plaquage par an », a-t-il annoncé. La production vise le marché local et africain avec une exclusivité de  commercialisation et de transfert de technologie pour le Cameroun. Cependant, une partie de la production sera destinée à Fibe and Co qui a fait une réservation avec un contrat d’achat ferme.

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