7.05.2015

Les opérateurs économiques français séduits

Par Jean Francis BELIBI, Cameroon Tribune
Résultat de recherche d'images pour "Les opérateurs économiques français séduits au Cameroun"Les opportunités qu’offre le pays ont été présentées aux investisseurs privés qui se trouvaient dans la suite du président Hollande.
« Nous étions dans un environnement qui a décuplé mon envie et mon confort sur le pays Cameroun. La phrase la plus importante, c’est quand on nous a dit que le Cameroun représente à lui tout seul l’Afrique dans un pays ».
Sébastien Bazin a ainsi résumé la satisfaction de la plupart de ses compatriotes dans le cadre de la rencontre économique entre le gouvernement camerounais et les investisseurs privés français. Le président directeur général du groupe Accor Hôtels, n’a donc pas caché son intérêt pour le Cameroun. Cette rencontre qui se tenait en marge de la rencontre entre les présidents français et camerounais au palais de l’Unité avait pour thème principal : « Les perspectives des investissements français au Cameroun et leurs modes de financement ». Elle a été ouverte, au nom du président de la République, par le ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (Minepat), Emmanuel Nganou Djoumessi. En présence de près d’une dizaine de ses collègues du gouvernement, des représentants des groupements inter patronaux et d’une vingtaine d’opérateurs économiques privés français avec à leur tête, Anne Paugam, directeur général de l’Agence française de développement (AFD).
Il faut dire que les différents membres du gouvernement camerounais qui ont pris la parole au cours de cette rencontre ont su trouver les mots justes pour convaincre leurs interlocuteurs. Le Minepat a présenté les grands projets structurants dits de première génération qui sont en cours dans divers domaines, notamment dans les domaines des transports, de l’énergie, des TIC, du gaz, le renforcement de la gouvernance administrative, économique et financière. Tout ceci vise à améliorer le climat des affaires. Avec un taux de croissance projeté à plus de 6% en 2015 et la perspective de la création de 350 000 emplois au cours de cette année. « Au Cameroun, vous êtes pratiquement en Europe sans aller chercher plus loin », a indiqué le ministre de l’Agriculture et du Développement rural (Minader), Essimi Menye.
Le ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire a rappelé que toutes les mesures mises en place par les pouvoirs publics pour encourager l’installation d’un secteur privé viable, avec notamment la loi du 18 avril 2013 fixant les incitations à l’investissement privé en République du Cameroun, une stabilité politique qui fait du pays un havre de paix, des ressources naturelles abondantes, des atouts touristiques non négligeables, des procédures administratives simplifiées avec la création d’un guichet unique et des Centres de formalités de création d’entreprises, des infrastructures de communication et de télécommunications modernes… Toutes choses qui avaient amené le président de la République, lors de sa rencontre du 31 janvier 2013 avec le patronat français à inviter les investisseurs français à conclure des joint-ventures avec leurs homologues camerounais, à s’installer dans nos zones économiques ou à en créer eux-mêmes. Un appel qui semble avoir été entendu, puisque de l’avis de Laurent Serge Etoundi Ngoa, ministre des Petites et Moyennes entreprises, de l’Economie sociale et de l’Artisanat (MINPMEESA) à relever que depuis cette année-là, 72 entreprises françaises se sont installées au Cameroun.
En somme, « le Cameroun est un bon risque. Investir au Cameroun c’est le moment », a conclu Emmanuel Nganou Djoumessi. L’occasion était bonne pour des échanges bilatéraux, comme ont pu le constater les hommes d’affaires français et leurs homologues camerounais.

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