7.20.2015

Journalistes culturels en réseau

Résultat de recherche d'images pour "culture camerounaise"Cette ambition de professionnels africains réunis à Yaoundé du 15 au 17 juillet dernier veut donner à leur secteur plus de considération.
Un regard jeté sur la santé du journalisme culturel dans d’autres pays d’Afrique, pour se rendre compte que la réalité est la même. La culture est et demeure l’enfant lésé des rédactions. Que ce soit en Afrique du Sud,
au Cameroun, en Côte d’Ivoire, au Ghana, au Mali, au Nigeria, en Ouganda, au Sénégal ou encore au Zimbabwe, les espaces réservés au secteur de l’art restent tout aussi réduits, dans la presse écrite, à la radio et à la télévision. Des professionnels de médias issus des pays cités se sont réunis à Yaoundé du 15 au 17 juillet dernier, pour échanger leurs expériences, à la faveur d’une rencontre organisée par la Cameroon Art Critics (CAMAC), en partenariat avec l’Institut Goethe.
Le but avoué de cette première assise du genre, c’est la création d’un réseau panafricain de journalistes culturels. L’assertion « l’union fait la force » va donc au-delà de la parlotte, car ces journalistes sont réunis pour promouvoir la culture de leur pays grâce à leurs articles diffusés dans les pays des signataires. Pour Parfait Tabapsi, président de la CAMAC, « on a pensé qu’on devrait trouver le moyen d’être en connexion avec les autres confrères africains. Nous voulons nous mettre en réseau, être toujours ensemble, et voir quels sont les types de projets à envisager de manière transnationale, avec pour ambition de casser les barrières linguistiques. La touche que nous voulons apporter, ce n’est pas un cadre formel du type fédération d’associations. Notre vœu c’est que les individualités que nous constituons aujourd’hui se mettent ensemble pour sauver le journalisme culturel. Cela peut avoir des répercussions sur les espaces attribués dans les médias à la culture, la développer ».
En attendant de meilleurs jours, les journalistes culturels s’en remettent au numérique, si l’on s’en tient aux principaux témoignages. A travers des blogs, des webradios, des webzines et autres sites Internet, ces hommes et femmes passionnés de culture lui ouvrent une nouvelle porte de sortie. S’ils ont trouvé une source de visibilité, les journalistes culturels font face en général à un souci de plus. Comme l’ont souligné les participants, appuyés par, Jörg Schumacher, délégué de la communication à la maison mère de l’Institut Goethe à Munich, la formation est une autre paire de manches. Comment rédiger une note d’écoute ou de lecture, la critique d’une pièce de théâtre, d’un film ou d’un spectacle de danse sans connaissances préalables ? Parmi divers accompagnements dont ils bénéficient, le Goethe Institute leur procure des ateliers de formation via ses différentes agences sur le continent. Au terme des travaux vendredi dernier, les participants ont arrêté trois projets autour de la formation et d’une plateforme en ligne pour simplifier l’échange d’informations. Des projets à mûrir au cours d’une deuxième phase de réflexion à venir entre la CAMAC et le Goethe.

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