7.08.2015

Cameroun : la success story des MC2, un réseau de microfinance chapeauté par Afriland First Bank

Cameroun : la success story des MC2, un réseau de microfinance chapeauté par Afriland First BankElles sont aujourd’hui 105 entités, dispatchées aussi bien dans les villes secondaires que les zones rurales du Cameroun. Elles, ce sont les Mutuelles communautaires de croissance (MC2), un réseau de micro-banques parrainées par Afriland First Bank, un groupe bancaire à capitaux majoritairement camerounais classé 2ème groupe bancaire en Afrique centrale
derrière le Gabonais BGFI.
Théorisées par l’industriel camerounais Paul Kammogne Fokam (photo) dans sa thèse de Doctorat en économie, puis mis en œuvre sur le terrain il y a environ deux décennies, les MC2 ont déjà permis d’injecter environ 145 milliards de francs Cfa (221  millions d’euros) dans l’économie camerounaise, surtout dans les zones rurales, a-t-on révélé dans «Reussite», un magazine télévisé récemment diffusé sur la chaîne de télévision à péage Canal plus.
En effet, échaudés par des conditions d’accès aux crédits extrêmement rudes dans les banques classiques, les petits agriculteurs, éleveurs, tenanciers de débits de boissons et autres échoppes, et de plus en plus les opérateurs économiques… ont trouvé en les MC2 un excellent palliatif aux difficultés d’accès au crédit dans le pays. Ceci grâce à des taux d’intérêt qui ne dépassent guère 15%, où certains établissements de même type pratiquent des taux quasiment usuraires, selon un rapport de la Commission bancaire de l’Afrique centrale (Cobac).
Des collecteurs de dépôts pour Afriland
Mais, selon ses concepteurs, les MC2 doivent davantage leur succès à leur modèle de création et de fonctionnement. Il s’agit en effet d’un système solidaire et autogéré, dans lequel c’est la communauté qui constitue le capital, gère la micro-banque et seuls ses membres disposant d’un compte dans les livres de la MC2 sont autorisés à recevoir des crédits.
Le modèle s’avère d’autant plus efficace que, même dans les zones rurales réputées pauvres, certaines MC2 revendiquent des taux de remboursement des crédits de l’ordre de 85%, apprend-on. En cas de réduction de leurs capacités d’intervention, ces établissements de microfinance ont la possibilité de recourir au refinancement de leur banque mère qu’est Afriland First Bank.
Grâce au financement de l’économie rurale notamment, soutient Paul Kammogne Fokam, le promoteur des MC2, ce réseau d’établissements de microfinance a déjà permis de sortir directement un million de Camerounais de la pauvreté, et plus de 4 millions de personnes indirectement. Dans le même temps, selon des indiscrétions fiables, le réseau MC2 permet de collecter environ 40% des dépôts d’Afriland First Bank, puisque chaque MC2 dispose d’un compte dans les livres de la banque mère, et a interdiction formelle de garder plus de 5 millions de francs Cfa dans ses propres coffres.
BRM, Investir au Cameroun

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