3.31.2015

Un accompagnement plus concret souhaité pour le secteur Coton-textile-confection

Par Jocelyne NDOUYOU, Cameroon Tribune
Résultat de recherche d'images pour "secteur Coton-textile-confection  au Cameroun"C’est le vœu des acteurs de la filière, après avoir pris connaissance, vendredi dernier, des résultats de l’étude menée par la Banque mondiale et la banque allemande de développement.
Dans une volonté d’améliorer la compétitivité de l’industrie manufacturière légère au Cameroun, La Banque mondiale et la Banque Allemande de Développement (KfW/DEG) ont réalisé conjointement une étude sur la « chaîne de valeur textile-
confection au Cameroun ». Cette étude, qui a été faite à la demande du gouvernement du Cameroun, a dévoilé ses résultats vendredi dernier à Yaoundé. C’était au cours d’un atelier de restitution à laquelle prenaient part Grégor Binkert, le directeur des opérations de la Banque mondiale au Cameroun, Roger Peltzer, directeur général de KF/DEG, Dieudonné Bondoma Yokono, directeur général de l’économie, représentant du Minepat et les membres de l’Interprofession coton-textile-confection (Icotec), entre autres. Cette étude, qui entre parfaitement dans le cadre de la mise en œuvre de la politique d’industrialisation du Cameroun préconisée dans le Document de Stratégie pour la Croissance et l'Emploi (DSCE) a permis de faire la lumière sur une filière en quête de visibilité, de rentabilité et de compétitivité au Cameroun. Même si de l’avis de acteurs, il n’y a rien de nouveau à apprendre.
Le Cameroun est le cinquième pays producteur de coton en Afrique, avec 110 000 tonnes récoltées par an. Mais seulement 2% de cette matière première sont transformés sur place, par une industrie. Si on s’en tient aux résultats de l’étude, la valeur ajoutée créée dans un vêtement en coton est en moyenne 12 fois celle de la fibre de coton (1kg de fibre coûte 900F pour faire de deux pantalons à 10 500 F). Mais cela n’est pas une réalité au Cameroun, parce que la filière fait face à des problèmes. Entre autres, des infrastructures inadaptées, l’absence d’une culture industrielle et managériale, des mesures économiques gouvernementales insuffisantes. Les acteurs souhaitent donc un accompagnement plus concret, notamment de la part du gouvernement, avec des financements, pour pouvoir tirer leur épingle du jeu et mieux contribuer au Pib.
La KfW propose quant à elle des solutions comme une stratégie de développement de la filière complète, allant du coton au vêtement, pour dynamiser les entreprises existantes. Il est aussi préconisé le développement d’une activité de confection à grande échelle tournée vers l’exportation, fortement créatrice d’emplois (environ 400 de manière directe) et de faire la cour aux investisseurs étrangers dans des sites de production intégrée, pour maximiser le taux de transformation du coton ainsi que sa valeur ajoutée sur le plan locale. Sur ce point, il a été constaté que la filière, dans son ensemble, est tenue par des nationaux.

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