3.23.2015

Des pistes pour réduire les coûts de formation

Par Sorèle GUEBEDIANG, Cameroon Tribune
Résultat de recherche d'images pour "formation en médecine au Cameroun"Quelques recommandations ont été formulées à ce sujet à l’issue des assises nationales sur le cadrage académique jeudi dernier à Yaoundé. 
Le couple Fouda est aujourd’hui à bout de force. Chaque année, ils dépensent presque deux millions de F pour la formation en médecine de leur fille dans un institut privé. Pour une famille modeste, c’est une situation assez
difficile. « Nous ne vivons que de dettes. Mais, c’est le prix à payer parce que nous sommes sûrs qu’après l’obtention du diplôme, elle pourra trouver un emploi même dans une formation sanitaire privée », relatent les parents. Ils sont nombreux, ceux des parents aux revenus modestes à se plier en quatre pour financer les études professionnelles de leur progéniture. Afin de soulager certaines familles et permettre aux universités d’Etat abritant les filières professionnalisantes de trouver le juste milieu, l’intelligentsia universitaire ayant pris part aux assises nationales sur le cadrage académique de la professionnalisation des enseignements universitaires au Cameroun a formulé quelques recommandations.
A la fin des travaux jeudi dernier à Yaoundé, les participants des différents ateliers ont partagé les résultats de leur réflexion. C’était en présence du ministre de l’Enseignement supérieur (Minesup), le Pr. Jacques Fame Ndongo, chancelier des Ordres académiques. Concernant les coûts des formations professionnelles, il a été recommandé de laisser la fixation des taux à la discrétion des conseils d’administration des universités, de favoriser l’accès d’un plus grand nombre de jeunes issus de la formation initiale aux formations professionnelles et une plus grande implication de l’Etat à la formation professionnelle qui pourrait se traduire par la mise en place d’un fonds d’appui à la professionnalisation. Dans le même ordre d’idées, pour ce qui est des financements des filières professionnalisantes, souvent très onéreuses, les participants ont souhaité entre autres que l’ouverture de toute filière professionnelle soit dorénavant assortie d’un business-plan qui dégagerait le coût réel de la formation et les charges liées à son fonctionnement effectif. Des bases qui permettraient de définir le montant des droits universitaires à suggérer au Conseil d’administration qui, le cas échéant, le validerait et le ferait appliquer.
Aussi a-t-on proposé que le ministère de l’Enseignement supérieur dispose d’un texte distinct règlementant ces conditions de formation professionnelle pour chaque niveau de formation et que l’ouverture d’une filière professionnelle soit précédée de la mise en place d’une plate-forme impliquant les milieux socio-professionnels pour s’assurer de la pertinence de la formation professionnelle envisagée. Quelques axes de partenariat ont été également esquissés. Il s’agit entre autres de revoir la charte signée entre le Minesup et le Gicam pour actualiser les axes majeurs et créer un statut de l’étudiant stagiaire.

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