3.26.2015

Cemac: Plus de liquidités pour les banques

Par Josiane TCHAKOUNTE, Cameroon Tribune
Résultat de recherche d'images pour "BEAC: Plus de liquidités pour les banques"Afin de soutenir l’activité économique dans la sous-région, la Banque centrale va mettre plus de ressources à leur disposition pour augmenter le volume des crédits au secteur privé. Les six économies de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac) vivent une double conjoncture : l’insécurité qui prévaut dans cette sous-région
et la chute des cours du baril de pétrole, principal produit d’exportation. D’ailleurs, les prévisions de croissance pour cette année 2015, restent fortement tributaires de ces deux facteurs, et aussi de la reprise amorcée l’année dernière. La Cemac devrait réaliser en 2015, une croissance. Elles sont estimées à 4,2% contre 4,4% en 2014. Afin de soutenir l’activité économique dans ces Etats, la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC) vient de décider du relèvement du plafond de refinancement des économies de la sous-région. L’annonce a été faite mercredi dernier à Yaoundé par le gouverneur de la BEAC, Lucas Abaga Nchama, par ailleurs, président du Comité de politique monétaire qui se réunissait ce même jour pour sa première session ordinaire de l’année en cours.
Le plafond de refinancement qui va être relevé, correspond au montant des ressources que les banques commerciales ne peuvent pas dépasser lorsqu’elles vont vers la Banque centrale pour obtenir des ressources qui sont ensuite redistribuées sous formes de crédits su secteur privé. Ce plafond a été porté à 100 milliards de F en ce qui concerne le Cameroun. Le plafond de refinancement passe de 30 à 40 milliards de F pour le Gabon suivant les besoins anticipées ; de 60 à 120 milliards de F pour la Guinée équatoriale ; de 60 à 100 milliards de F pour le Tchad et le Congo Brazzaville et de 10 à 15 milliards de F pour la RCA. Concrètement, cela signifie que la Banque centrale met plus de liquidités à la disposition des banques commerciales de ces six pays pour financer l’activité économique. Ce qui signifie plus de crédits qui seront accordées au secteur privé pour développer les activités économiques. Par contre, le CPM a maintenu inchangé le principal taux directeur de la BEAC, c’est-à-dire, le taux auquel les banques empruntent, actuellement fixé à 2,95%.
Lors de la conférence de presse donnée mercredi dernier, le Gouverneur de la BEAC a recommandé aux Etats, de diversifier leur activité économique pour réduire leur vulnérabilité face au pétrole. « Nous exhortons les Etats à faire davantage en la matière », a confié Lucas Abaga Nchama. S’exprimant sur l’aggravation du déficit du compte extérieur courant (située à 20% du PIB), le Gouverneur de la BEAC estime qu’il n’y a pas lieu de s’inquiéter. « Nous avons suffisamment de réserves et une capacité d’endettement. On peut aller jusqu’à 70% du PIB mais à ce jour, aucun Etat ne dépasse 28%. A ce niveau il n’y a pas de problème. Mais naturellement, nous appelons les Etats à faire des efforts », a-t-il confié. Face à la situation sécuritaire que vit la sous-région, la communauté internationale et de certains bailleurs de fonds, devrait, de l’avis du gouverneur, se mobiliser davantage comme sous d’autres cieux pour venir en aide la sous-région qui vivent cette double conjoncture et devrait bénéficier de plus d’attentions.
Quand au pétrole, les pays de la Cemac le vendant en dollars, l’appréciation qu’a connue cette monnaie et le la hausse de la production de brut devrait pallier la baisse des cours. Ceci, pour élargir les sources de croissance. C’est en période de crise comme celle-ci qu’il faut être rigoureux avec les finances publiques.

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