2.17.2015

Le Fonds norvégien Norfund se positionne dans le secteur énergétique camerounais

Le Fonds norvégien Norfund se positionne dans le secteur énergétique camerounaisNorfund, le fonds d'investissement norvégien dédié aux pays en développement, a annoncé le 2 février 2015, avoir racheté 30% des actifs de CDC, l’agence de développement appartenant au gouvernement britannique, dans le capital de Globeleq Africa, entité du fonds d’investissements britannique Actis, qui contrôle plusieurs centrales électriques en Afrique. Parmi ces infrastructures énergétiques se trouvent la centrale
thermique de Dibamba (88 MW) et la centrale à gaz de Kribi (216 MW), au Cameroun.
Cette transaction, qui permet ainsi à Norfund de se positionner dans le secteur énergétique camerounais, à travers l’entrée dans le capital des sociétés KPDC et DPDC, qui gèrent les deux centrales susmentionnées, a officiellement coûté 112,5 milliards de francs Cfa. Avec une capacité de production cumulée de 304 MW, le Cameroun est le principal producteur du réseau énergétique de Globeleq Africa sur le continent noir, devant la Côte d’Ivoire (288 MW avec la centrale d’Azito) et l’Afrique du Sud (trois centrales solaire et éolienne d’une capacité globale de 238 MW).
Bien que rien ne filtre pour l’instant sur les projets à implémenter dans le cadre du partenariat entre Norfund et CDC, qui, selon les deux partenaires débouchera sur «plus de projets de construction de centrales électriques» et «l’ajout de plus de 5000 MW de capacité de production» en Afrique ; le Cameroun pourrait bien être la tête de pont de cette alliance pour l’augmentation des capacités de production énergétique sur le continent noir.
Ceci dans la mesure où, par exemple, KPDC est actuellement à la recherche de 65 milliards de francs Cfa pour financer l’extension de la centrale à gaz de Kribi, afin de porter sa production de 216 à 330 MW. Par ailleurs, malgré son potentiel hydroélectrique, qui est du reste le 2ème en Afrique derrière celui de la RDC, le Cameroun demeure un vaste champ en friche en matière d’hydroélectricité (plusieurs projets sont en attente de financements), mais davantage dans le domaine des énergies renouvelables telles que le solaire et l’éolien.

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