1.22.2015

Infrastructures publiques, il faut intégrer les privés

Par Marilyne NGAMBO, Cameroon Tribune
infrastructureUn atelier ouvert hier à l’intention des maîtres d’ouvrages sur les procédés d’intégration des privés dans la réalisation des infrastructures publiques. Partenariat public-privé. Ce qu’il faut savoir sur sa mise en œuvre dans la réalisation des infrastructures au Cameroun fait l’objet d’un atelier ouvert mardi à Yaoundé en présence de plusieurs membres du gouvernment. Pour le ministre de l’Economie,
de la Planification et de l’Aménagement du Territoire (Minepat), Emmanuel Nganou Djoumessi, l’atelier vise à « permettre que les personnes en charge de la réalisation des projets soient bien informées des mécanismes. » En effet, « le Cameroun est engagé dans un important développement infrastructurel qui nécessite la mobilisation d’importants financements. Seul le gouvernement, c’est-à-dire le Trésor public, ne saurait mobiliser ces financements. Il faudrait associer le secteur privé », explique le Minepat.
 Ainsi, l’atelier organisé par le Minepat, à travers le Conseil d’appui à la réalisation des contrats de partenariat public-privé (Carpa), s’inscrit dans le cadre du renforcement de capacités à l’intention des acteurs publics impliqués dans le processus de la commande publique. L’objectif étant de permettre une meilleure appropriation du concept des partenariats public-privé, pour intensifier son recours dans la mise en œuvre des projets de l’Etat. Gregor Binkert, directeur des opérations de la Banque mondiale pour le Cameroun, a affirmé : « Tous les groupes de la Banque mondiale s’impliquent dans ce séminaire pour rechercher des solutions pour financer des infrastructures au Cameroun. »
Les partenariats public-privé impliquent généralement le transfert au partenaire privé de certains risques associés au projet en ce qui concerne sa conception, sa construction, sa gestion ou son exploitation, sa maintenance et son financement. Ce partage des risques engendre un bilan coûts/avantages plus favorable. De plus, il permet de stimuler la concurrence entre les candidats lors de la passation des marchés. Par ailleurs, ils présentent des avantages fiscaux. L’enregistrement est gratuit pour tous les contrats et actes passés, les matériels importés bénéficient du régime d’Admission temporaire spéciale. Lors de la phase d’exploitation, une décote de 5% est appliquée par rapport au taux nominal pour les cinq premières années, tandis que le régime des amortissements est accéléré pour la même durée. Ce type de partenariat devrait permettre à l’Etat de mobiliser les ressources disponibles et les affecter à la réalisation des projets, ainsi qu’à encourager la mobilisation des sources de financement nouvelles. Les travaux prennent fin ce jour avec l’adoption d’un programme d’action.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire