12.03.2014

L’Afrique Centrale doit améliorer son climat des affaires

Par Alliance NYOBIA, Cameroon Tribune, 02-12-2014
emballages-plastiques-fabricationUne réunion d’experts du public et du privé des pays de la sous-région ouverte lundi à Douala.
16 des pires pays où faire des affaires au monde se trouvent en Afrique, et quatre en Afrique centrale (espace Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale Ceeac).
Ces données de la Banque mondiale ont été communiquées à Douala hier, 1er décembre, à l’ouverture d’une concertation sur l’amélioration du climat des affaires en Afrique centrale. Si notre pays ne fait pas partie de ces très mal classés au dernier Doing Business, il n’empêche qu’un meilleur climat pour les investisseurs reste souhaité par les autorités. Aussi bien à l’intérieur du triangle national que dans la sous-région. D’où la volonté du Cameroun d’abriter et de participer à cette concertation de deux jours.
« Nous demandons à nos experts d’aller au-delà des indicateurs de Doing Business, tenant compte de notre contexte particulier. Qu’ils nous fassent des propositions concrètes. Que le secteur privé nous dise ce qu’il veut », a confié à CT Jackai Derrick Mosima, représentant du ministère du Commerce (Mincommerce) au début des travaux. Les responsables ainsi réunis reconnaissent néanmoins que cette quête d’un meilleur climat des affaires n’en est pas à sa première étape. Et que plusieurs réformes ont déjà été initiées dans ce sens. Qu’est-ce qui fait donc problème ? « C’est là la question ! », s’exclame un expert camerounais.
« Les réformes engagées par nos Etats n’ont pas encore apporté le changement attendu », reconnaîtra le représentant du Mincommerce dans son allocution d’ouverture. Selon le rapport Doing Business édition 2015, l’Afrique centrale est une zone où il ne fait pas bon investir. Même si, « paradoxalement, la sous-région attire d’importants investissements directs étrangers qui, nous le savons, sont fortement concentrés dans l’exploitation des matières premières et des infrastructures qui leur sont associées », indique Jackai Mosima.
Organisée par la Commission économique pour l’Afrique (Cea), la réunion a pour objectif principal d’offrir une plateforme aux experts de la sous-région devant identifier les mesures qui permettraient de favoriser le développement d’un secteur privé dynamique et compétitif, au service de la croissance économique des pays concernés. Les participants feront en plus le point sur la mise en place de l’observatoire du climat des affaires dans la zone Cemac.

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