12.15.2014

La Côte d'Ivoire bientôt leader mondial de la transformation du cacao

Avec 520 000 tonnes de cacao transformées cette année, la Côte d'Ivoire talonne le numéro un mondial, la Hollande. Pour l'Organisation internationale du café et du cacao (Icco), le pays ouest-africain devrait prendre la tête du classement dès l'an prochain.
Premier producteur mondial de cacao - 1 741 000 tonnes durant la saison 2013-2014 - la Côte d'Ivoire vise également la tête du classement en terme de première transformation de "l'or brun" (broyage et fabrication de beurre
de cacao). À en croire les statistiques que vient de publier l'Organisation internationale du café et du cacao (Icco), le pays ouest-africain est en bonne voie de relever ce défi.
Durant la saison 2013-2014, environ 520 000 tonnes de cacao ont été transformées en Côte d'Ivoire, soit 10 % de plus que durant la saison précédente, estime l'organisation sectorielle. Une performance qui place le pays au deuxième rang mondial, derrière la Hollande (530 000 tonnes). En termes relatifs, cela représente environ 30 % de la production cacaoyère du pays cette année. Un résultat similaire à celui enregistré en 2012-2013, mais qui reste remarquable au vu de la forte hausse de la production enregistrée cette année.
Capacités de broyage
Contacté par "Jeune Afrique", Jean-Marc Anga, le directeur exécutif de l'Icco, ne semble pas surpris par ces résultats : "Les capacités de transformation de la Côte d'Ivoire sont en progression depuis plusieurs années. Les résultats de la saison 2013-2014 s'expliquent à la fois par la hausse de la production et par celle des moyens de transformation du pays".
Plusieurs entreprises agro-industrielles ont lancé des projets d'usine de transformation en Côte d'Ivoire ces dernières années, rappelle Jean-Marc Anga. Leur réalisation et le démarrage de ces installations devraient booster les capacités de broyage du cacao du pays, qui sont aujourd'hui inférieures à 600 000 tonnes, ce qui est loin de l'objectif des autorités ivoiriennes qui est de transformer sur place 50 % de production cacaoyère locale.

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