9.03.2014

Tendances sur la création d’emplois dans le secteur moderne de l’économie entre 2012 et 2013

Dans le cadre du suivi et de l’évaluation de l’état de mise en œuvre du Document de Stratégie pour la Croissance et l’Emploi (DSCE), le Gouvernement à travers le Ministère de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire (MINEPAT), a demandé à l’Institut National de la Statistique (INS), en collaboration avec plusieurs autres administrations et institutions publiques,
de produire un rapport sur les créations des emplois par le secteur moderne de l’économie nationale entre 2012 et 2013.
Outre l’importance pour le Gouvernement de disposer d’une telle donnée statistique pour mesurer le niveau d’atteinte des objectifs retenus dans le DSCE, il est question de savoir si l’ambition de promouvoir la création, au cours de l’année 2013 de 200 000 emplois dans le secteur moderne de l’économie, tel qu’il ressort du discours du Chef de l’État à la Jeunesse, le 10 février 2013 a été réalisée.
C’est l’une des raisons qui a conduit à la collecte des informations auprès des administrations publiques, des organismes et institutions publics, et des entreprises du secteur moderne de l’économie. L’exploitation de ces informations a permis de situer à 84 978 le nombre total d’emplois générés au cours de l’année 2013 contre 120 092 emplois en 2012, soit un recul de 35 114 emplois en valeur absolue et de 30% environ en valeur relative.
La dynamique impulsée en 2012 n’a pas été maintenue, d’où une création moins nombreuse des emplois. En effet, il ne doit pas être oublié l’importante décision prise par le Chef de l’État d’autoriser le recrutement et la prise en charge de 25 000 jeunes camerounais dans la fonction publique.
Par secteur, le secteur public s’est illustré par la création de 36 803 emplois, nombre inférieur de 5522 emplois par rapport à 2012. Les entreprises du secteur moderne ont, quant à elles, créé 48 175 emplois contre 77 767 en 2012, en somme un recul plus accentué par rapport au secteur public.
En conclusion, la dynamique de création d’emplois aura souffert de la sous performance de la croissance économique mesurée par le taux réel de croissance qui se situe aux environs de 5,5%, elle-même tributaire du faible niveau de l’exécution du programme d’investissement public.
La prise en compte des emplois durables générés par le secteur informel devrait améliorer le niveau atteint. En effet, les résultats de l’enquête sur l’emploi et le secteur informel a montré que ce secteur recèle aussi d’emplois de qualité. Cependant, l’instabilité de leur environnement les rend généralement précaires.

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