9.03.2014

Emballages plastiques: besoins de précisions

Par Steve LIBAM, Cameroon Tribune, 02-09-2014
Les opérateurs du secteur réunis récemment à Douala, évoquent des ambiguïtés entre différents textes.
Lors d’une récente concertation entre entreprises membres du Groupement Inter-patronal (Gicam), les débats se sont étendus sur les difficultés induites par la nouvelle réglementation sur les activités de production, d’importation, de commercialisation et de distribution des emballages plastiques dont l’entrée en vigueur est intervenue en avril 2014.

D’après l’économie des discussions rapportée à CT par Vincent Kouete, chef du département économique du Gicam, la compréhension des textes pose problème chez les opérateurs. Illustration : si le décret du PM fait porter la responsabilité des activités de collecte et de stockage de déchets aux collectivités territoriales décentralisées en liaison avec les services compétents de l’Etat, les textes subséquents la reportent sur les entreprises. Par ailleurs, l’arrêté conjoint du 24 octobre 2012 porte interdiction des emballages plastiques non biodégradables de moins de 60 microns d’épaisseur, alors que la circulaire du 10 avril 2014 consacre plutôt l’interdiction pure et simple de tout emballage plastique ayant moins de 61 microns d’épaisseur.
D’après les opérateurs du secteur, cette dernière disposition est inopérante pour certains types d’emballages comme ceux des produits préemballés et importés de l’agro-alimentaire, des pépinières, des produits pharmaceutiques, etc. D’une manière générale, « la volonté des entreprises à se conformer à la nouvelle réglementation se heurte à de nombreuses impasses », selon le Gicam.  Une interprétation des textes qui a des répercussions sur la répression vécue sur le terrain. Les entreprises estiment que la répression est plus active dans les entreprises et autres unités de production que sur les marchés.
De fait, pour elles,  les contrôles dans les marchés semblent totalement inefficaces et ceux-ci restent inondés par des emballages dont la commercialisation est pourtant interdite. C’est ainsi que la dynamique observée depuis 2004 dans le secteur de la plasturgie camerounaise qui avait progressivement conquis des parts de marchés s’est brutalement renversée depuis l’entrée en vigueur de la réglementation. Les importations bien que non réglementaires au regard des textes en vigueur prolifèrent à nouveau au grand dam de l’industrie et des emplois locaux. Un consensus a été trouvé pour étudier la mise en place d’un système collectif de gestion des emballages plastiques générés par les entreprises membres du Groupement dans le cadre de leurs permis environnementaux.

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