8.14.2014

Quand tourisme rencontre environnement

Par Assiatou NGAPOUT, Cameroon Tribune, 13-08-2014
Une plate-forme en vue de la valorisation de l’écotourisme autour des aires protégées signée lundi dernier à Yaoundé entre le Mintoul  et le Minfof.
Développer l’écotourisme et les loisirs dans et autour des aires protégées. Tel est l’objectif de la signature d’une plate-forme de collaboration en vue de la valorisation de l’écotourisme. La convention a été signée lundi dernier entre le ministre d’Etat,
ministre du Tourisme et des Loisirs (Mintoul), Bello Bouba Maïgari et  le ministre des Forêts et de la Faune (Minfof), Ngole Philip Ngwese. La collaboration entre les deux administrations s’impose dans la mesure où le Cameroun dispose d’un vaste réseau d’aires protégées (Parcs de Waza, de la Benoué, de Boubandjida) qui sont autant de terrains favorables au développement de l’écotourisme. Seulement, ce riche potentiel d’aires protégées subit de plus en plus des menaces et des pressions diverses, des dégâts causés par les animaux qui y vivent (éléphants, hippopotames, gorilles, chimpanzés), des situations conflictuelles fréquentes entre les communautés locales et les services de conservation. Toutes choses qui, d’après le ministre d’Etat, affectent considérablement la gestion durable et la promotion à des fins touristiques des aires protégées. D’où la nécessité pour le Mintoul et le Minfof de se donner la main pour faire face à ces nombreux défis.
Bon à savoir, le tourisme est la plus grande industrie du monde. Avec plus de 10% du marché mondial de l’emploi, 11% du PIB mondial et, selon les prévisions de l’Organisation mondiale du tourisme, le nombre de voyages touristiques dépassera 1,5 milliard en 2020. Il faut cependant reconnaître que le développement croissant et rapide de ce secteur ne se fait pas sans impacts défavorables sur l’environnement, notamment avec l’épuisement des ressources naturelles (eau, sol, énergie), la pollution (air, bruits, déchets solides et chimiques, eaux usées), la dégradation de la biodiversité et des infrastructures (routes, aéroports, hôtels et restaurants).
L’écotourisme est considéré comme un outil efficace de valorisation économique pour des zones naturelles ou des sites culturels menacés y compris pour le développement  des emplois locaux, sans détruire l'environnement. C’est ainsi que l’engagement du Mintoul et du Minfof ambitionne de contribuer au développement des stratégies pour la promotion des produits écotouristiques et des loisirs issus de la faune et des aires protégées du Cameroun. Puis, de mettre en place des points focaux pour le suivi et l’évaluation de l’exécution de la plate-forme.

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