8.11.2014

La charte africaine sur la Décentralisation en partage

René Emmanuel Sadi
Le Cameroun s’est associé vendredi à l’ensemble du continent pour la 3e édition de la célébration du processus.
Elle rayonnait au milieu de ses pairs magistrats municipaux vendredi dernier dans la salle des délibérations du Conseil de la Communauté urbaine de Yaoundé. Le maire de Bangangté, Célestine Ketcha Courtès, qui présentait ce jour-là au ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation (MINATD)
, René Emmanuel Sadi, le prix des Nations unies remporté il y a deux mois par sa commune et dont la distinction lui a été remise à Séoul en Corée en juin dernier. Signe d’après le MINATD de ce que le processus est bien ancré déjà dans les habitudes de la gestion communale au Cameroun. A l’instar de la commune de Bangangté, c’est l’ensemble du Cameroun municipal qui a célébré vendredi, la 3e édition de la Journée africaine de la décentralisation et de la gouvernance locale. En présidant les manifestations y relatives sur le thème « La Charte africaine sur les valeurs et principes de la décentralisation, de la gouvernance locale et du développement local : une impulsion d’un développement durable », René Emmanuel Sadi a rapppelé que cette journée a été instituée par l’Union africaine en vue d’une plus grande mobilisation et de la réflexion autour du processus de décentralisation et du développement local. Pour le MINATD, qui était entouré pour la circonstance de son collègue de l’Habitat et du Développement urbain, Jean Claude Mbwentchou et du ministre délégué Jules Doret Ndongo, la décentralisation apparaît aujourd’hui comme un excellent outil de lutte contre la pauvreté et le chômage.
Sur le thème du jour, René Emmanuel Sadi a indiqué que la Charte africaine de la décentralisation et de la gouvernance locale, adoptée par l’Union africaine lors du dernier sommet de Malabo, il y a quelques semaines, participe de la volonté de l’organisation panafricaine de faire une large diffusion de ces valeurs et de ces principes en vue d’un développement durable local en Afrique. Pour le MINATD, il ne saurait y avoir de développement véritable sans la participation active des populations à la base.  Au nom de l’ensemble des magistrats municipaux, Emile Andze Andze, le président de l’association des Communes et villes unies du Cameroun (CVUC) a rappelé que les aspects tels que la concertation et le financement restent à ce jour le ventre mou du processus de décentralisation dans notre pays>>>

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