6.09.2014

Un plaidoyer pour le partenariat public/privé dans le secteur santé

Par Jeanine FANKAM, Cameroon Tribune, 08-06-2014
Les ministres de la Santé et de l’Economie de la sous-région, réunis à Yaoundé vendredi dernier se sont engagés à susciter l’adhésion des politiques et des bailleurs de fonds au projet.
Le forum sur le partenariat public-privé qui a réuni vendredi dernier à Yaoundé,  les ministres en charge de la santé et de l’économie de la sous-région, était une grande première visant à mutualiser les efforts pour offrir les meilleurs soins aux populations. Les ministres, dans la déclaration de Yaoundé, ont pris un engagement fort : porter un plaidoyer auprès des autorités politiques et des partenaires techniques et financiers pour soutenir les actions en santé.
Le plaidoyer sera notamment porté aux chefs d’Etat, aux institutions non-étatiques de la sous-région et à l’Union africaine.
Les ministres ont reconnu l’urgence de trouver les voies et moyens de faire face aux charges du secteur, à travers la couverture sanitaire universelle. L’ampleur des besoins augmente tous les jours, se traduisant par la montée des maladies transmissibles et non-transmissibles, la récurrence des catastrophes naturelles et des conflits aux conséquences sanitaires désastreuses.
Un exemple de ce partenariat est d’ailleurs en cours d’expérimentation au Cameroun, en ce moment, à travers une association dénommée "Comité de développement du Cameroun" (CDC), invitée au forum, qui, dans une convention de coopération avec AZ Groeninge Kortrijk (2e complexe hospitalier belge) s’engage à équiper un hôpital dans chaque région du Cameroun. Les plateaux techniques des hôpitaux de Kalfou dans l’Extrême-Nord et de Bandja dans l’Ouest sont actuellement rénovés grâce à ce modèle de partenariat. De même les 235 médecins spécialistes de ce complexe hospitalier belge sont disponibles pour les soins tant au niveau local qu’en cas d’évacuation, rassure Victor kakmeni, président du CDC. Pour François Ibovi, ministre congolais de la Santé et des populations, il est question maintenant de passer à l’acte.

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