5.03.2014

Une politique semencière attendue au sein de la Cemac

Par Josy MAUGER, Cameroon Tribune, 01-05-2014
Les ministres de l’agriculture de la sous-région se sont réunis mardi dernier à Douala pour en discuter.
« D’ici 2025, plus de 60% de la population de la zone Cemac vivra en milieu urbain. Les performances de notre secteur se doivent d’être rapidement améliorées si nous voulons  éviter une aggravation de la situation alimentaire, déjà préoccupante dans notre sous région ».  Essimi Menye a d’emblée donné l’importance du Conseil des ministres chargés de l’Agriculture de la zone Cemac, qui s’est tenu mardi dernier à Douala.
Pour le ministre de l’Agriculture et du développement rural (Minader), cette rencontre qui a réuni les 6 pays de la sous région est d’une portée politique et économique certaine sur un sujet d’actualité : la sécurité alimentaire.
La rencontre desdits ministres a permis de discuter de l’élément-clé : la semence,  spécifiquement l’amélioration de sa qualité. Un facteur de production important qui représente près de 30% de la productivité des systèmes de culture. Selon le Minader, pour que la qualité de la semence soit fortement améliorée, elle se doit d’être au cœur des politiques agricoles. Un élément essentiel dont les petits producteurs peinent à avoir accès. Essimi Menye a indiqué qu’il était primordial pour les pays de la sous région de mettre en place le fonctionnement d’une politique semencière. D’autant plus que les similitudes des agricultures devraient aider les pays de la Cemac à y parvenir. Le secteur semencier de tous ces Etats étant caractérisé par des contraintes structurelles et organisationnelles, une implication insuffisante du secteur privé, des législations nationales souvent inadaptées et un marché sous-régional de taille limitée.
Les propos  du président de la commission de la Cemac et du représentant de la Fao sont allés dans le même sens. Ils affirment eux aussi que l’accès aux semences de qualité est une condition indispensable pour l’augmentation de la productivité agricole et le renforcement de la sécurité alimentaire. L’objectif ici étant de moderniser l’agriculture,  non seulement pour promouvoir l’autosuffisance alimentaire, mais aussi et surtout pour accéder aux marchés. L’autre nécessité pour ces pays, c’est le partage d’informations dans le secteur. La Cemac a ainsi sollicité l’appui technique et financier de la Fao. Il est question de préparer un programme régional de développement  du secteur semencier,>>>

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