3.08.2014

Secteur public-secteur privé, une question de confiance

Par Alain TCHAKOUNTE, Cameroon Tribune, 07-03-2014

Lors de la 5e édition du Cameroon Business Forum, le PM a appelé jeudi, les intervenants à œuvrer afin d’améliorer le classement du Cameroun.

« Des progrès sensibles ont été réalisés en 2013 : promulgation le 18 avril, de la loi portant code d’incitation aux investissements au Cameroun ; création d’une agence de promotion des PME ; signature d’un décret portant extension des annonces légales à la presse privée camerounaise ; informatisation des documents d’urbanisme ; mise en place du centre-pilote de dédouanement des véhicules, fleuron de la place portuaire de Douala ». L’inventaire fait jeudi par le Premier ministre chef du gouvernement Philemon Yang, à l’ouverture de la 5e édition du Cameroon Business forum sonnait comme une « mise au point » de la situation, malgré les évaluations du dernier Doing Business.
Le Cameroun ayant perdu sept places passant du 161e rang au 168e rang des pays où il fait bon de faire les affaires.
Certes, à en croire le PM, tout n’est pas rose. Mais tout n’est pas non plus noir. Il s’agira, à l’occasion de cette édition et dans les prochains jours, de s’appesantir sur les recommandations adoptées lors des éditions précédentes. Et, surtout, insiste Philemon Yang, d’ « assurer de meilleures garanties pour les investissements, instaurer un climat de confiance, donnée essentielle pour la croissance. Appuyer sur les leviers qui vont permettre au Cameroun d’améliorer son classement non seulement dans le Doing Business, mais dans d’autres agences de notation ». Les réformes sont donc là. Il s’agira de s’efforcer pour leur mise en œuvre pérenne, efficiente et ayant un impactant réel dans l’environnement des affaires. Vu comme ça, cette accélération permettrait selon le Premier ministre, de s’inscrire dans l’orientation fixée par le chef de l’Etat Paul Biya.
Si beaucoup a été fait, il reste encore des poches de résistances qu’il faudra lever. Et  la représentante de l’IFC, Monique Courchesne appuie là où ça fait mal, dans son rapport d’étape : «  Sur 49 recommandations, 20 seulement ont été exécutées, pour un taux de 41%. 17 sont en cours d’exécution, 4 n’ont pas encore débuté, 8 sont en requalification, ou ont été reportées ». Pour elle, ce passage de la 161e place à la 168e nous interpelle tous, car dans ce contexte mondial une approche diligente est indispensable.
C’est pourquoi elle propose un plan d’urgence sur le Doing Business, qui intègrerait entre autres : l’opérationnalisation de l’agence des PME, l’informatisation du RCCM ; la finalisation du texte régissant le commerce extérieur.
Le secteur privé a lui aussi ajouté son grain de sel. Et si Christophe Eken, président de la CCIMA estime que le rythme de mise en œuvre des réformes est inquiétant, il esquisse quelques propositions qui ne manquent pas d’intérêt : « accélérer la modernisation des infrastructures, améliorer la visibilité du pays à l’international, réformer le CBF pour accroître la responsabilisation des acteurs, adapter les routes au trafic intense à venir, dans le cadre du complexe industrialo-portuaire de Kribi ».>>>

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